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La fidélisation technologique

Le 25 juin 2012

« J’agis toujours en fonction de mes intérêts personnels ». Lorsqu’un questionnaire nous soumet cette phrase, nous sommes généralement peu tenté de répondre « oui ». Personne ne veut passer pour un égoïste !

Et pourtant… l’évolution de nos univers de consommation de biens, services et produits culturels est en train de modifier ce paradigme.  Certes il est de plus en plus important d’avoir une bonne réputation et un réseau d’amis et de connaissances pour « exister », mais optimiser l’atteinte de ses intérêts personnels est de plus en plus perçu comme étant une qualité. Etre « malin », « débrouillard », « créatif »… telles sont les qualités recherchées par notre génération. Défricher le truc, astuce, appli, widget ou autre qui peut faire gagner du temps ou améliorer une expérience (consommation, information, partage..) vaut aujourd’hui presque mieux que de faire preuve de bonnes manières..

Comment peut-on alors encore chercher à « fidéliser » ces consommateurs opportunistes ?

Réponse en une citation de @Markmedia : « I don’t talk to my friends about your brand because I like your brand, but because I like my friends ».

En effet nous sommes fidèles à nos réseaux et non aux marques et ce n’est que notre satisfaction qui nous fera rester consommateur d’une marque ! Aussi cherche-t-on de plus en plus à modéliser les schémas d’influence. Une étude récente effectuée sur Facebook nous apporte désormais même des statistiques indiquant des profils-type d’influenceurs !

« Analysing the results in combination with users' Facebook profile data revealed a number of insights into which people are the most influential. Men are 49 per cent more influential than women, but women are 12 per cent less susceptible to influence than men, and they exert 46 per cent more influence over men than over other women. Influence also increases with age, with people over 31 being 51 per cent better at convincing their friends than those under 18. »

 

Chaque jour les marques tentent de se différencier auprès de leurs cibles que ce soit via leur qualité, leur créativité ou leur communication.. Mais certaines cherchent désormais à créer des habitudes comportementales, voir créer des « dépendances » via... la technologie !

Tout comme Apple qui a imposé son Smartphone sur le marché, entre autre grâce à la longueur d’avance qu’elle a pu établir via son offre incroyable d’applications, certaines marques commencent à intégrer la logique 3.0.

Ou du moins il s’agit d’une piste qu’on a commencé à creuser…

Et si votre pizzeria préférée enregistrait vos préférences et vous livrait dès que vous appuyez sur un bouton-magnet placé sur votre frigo ? Voici la vidéo si vous étiez passé à côté de cette idée qui a bien amusé la population-twitter en mars :

 

Et maintenant, il semblerait qu’Evian s’y mette aussi..

 

La marque d’eau aurait justement créé cet objet avec la fameuse société Joshfire, reconnue pour ses innovations dans l’univers des objets connectés. (via mikiane)

Bien que cela ne soit pas très courant en France, dans de nombreux pays dans le monde on peut appeler l’épicier du quartier et se faire livrer de ses courses, se faire livrer de l’eau, ou appeler McDo pour se faire livrer son menu préféré, etc..

Mais ce qui est nouveau est davantage la façon de penser, nous menant à cumuler ce type de services additionnels avec les technologies les plus adéquates !

Les produits ont de plus en plus de mal à fidéliser leurs consommateurs. « Oui, mais quelles habitudes de comportements va-t-on bien pouvoir créer avant nos concurrents pour nous connecter de manière privilégiée à nos cibles ? » telle est la question que les marques vont de plus en plus se poser.

 

 

Nesem Ertan

Nesem est planneuse stratégique au sein de l'agence Moxie

blog : http://wisdomofthebrain.com/
twitter : @nesemertan

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