Moins travailler en hiver pourrait augmenter notre productivité

Entre le gris, la nuit qui tombe tôt et le froid, difficile de trouver la motivation pour aller travailler en hiver. Et si tout ça changeait en adaptant simplement nos horaires de bureau ?

Il est parfois plus difficile de sortir du lit pour aller travailler en plein hiver qu’en plein été. Et selon les scientifiques, c’est tout à fait normal dans la mesure où nous n’avons ni les mêmes besoins, ni les mêmes envies en termes de sommeil selon les saisons. Un article de Wired fait le point sur la question.

Comment dormait-on avant l’invention du réveil ?

Wired partage une étude sur les variations saisonnières du sommeil au sein de civilisations pré-industrielles. Menée en 2015, elle s’intéresse à trois communautés (en Tanzanie, en Namibie et en Bolivie) qui n’utilisent ni smartphones, ni réveils, et qui ne sont pas soumises aux rythmes de travail « traditionnels ». Les résultats montrent que ces populations ont des temps de sommeil similaires aux nôtres (entre 5 et 7h par nuit en général), et que la température est l’un des facteurs principaux impactant la durée et les horaires de sommeil. On vous le donne en mille : les personnes participant à l’étude dorment plus l’hiver que le reste de l'année (environ 1h).

Alerte au social jetlag

« Le décalage entre ce que veut notre horloge biologique et ce que réclame notre horloge sociale crée un social jetlag », analyse le professeur et chronobiologiste Till Roenneberg. La formule peut faire penser à un retour de vacances un peu pénible, mais les conséquences sont parfois terribles. Il a été montré que les populations qui vivent à l’extrême Ouest des fuseaux horaires (et qui ont donc moins de soleil) ont plus de maladies (cancers du sein, obésité, diabètes, troubles cardiaques…) que celles qui vivent à l’extrême Est.

La solution : des horaires de travail réduits en hiver ?

Les dangers du social jetlag pèsent sur la santé des individus… mais aussi sur leurs performances professionnelles. Certaines études rendent les fuseaux horaires directement responsables de l’absentéisme, du stress, et des accidents du travail. C’est pourquoi une poignée d’experts préconisent un changement de nos rythmes de travail : des recherches publiées dans le Journal of Biological Rhythms estiment que commencer à travailler une heure plus tard en hiver pourrait aider à éradiquer ces phénomènes.

Pour l’instant, les entreprises n’ont pas l’air très réceptives à l’idée… alors les écoles montreront-elles la voie ? En Californie, les lycées ont interdiction de faire cours avant 8h30. En Angleterre, c’est encore plus radical : une école a carrément fermé ses portes avant 10h du matin.

À qui le tour ?

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