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Uber Elevate, les voitures volantes d'Uber

Les voitures volantes d’Uber, c’est pour 2020

Le 9 nov. 2017

La firme a annoncé vouloir réaliser des tests dans le ciel de Los Angeles, à l’occasion du Web Summit de Lisbonne. Mais est-ce bien raisonnable ?

Alexandre Poncet, réalisateur du Complexe de Frankenstein, déclarait à l’occasion du documentaire Androïde et Cinéma que, de toutes les prédictions issues des films de science-fiction, seule celle concernant la voiture volante ne s’était pas réalisée.

Pourtant, les constructeurs ne manquent pas d’imagination : alors qu’Airbus avait annoncé que le projet Vahana pourrait voir le jour d’ici fin 2017 et qu’AeroMobile avait présenté son prototype en 2015, Uber imagine déjà comment de telles innovations pourraient servir son business model.

Avec son projet Elevate, présenté en 2016, la marque entend transformer ses chauffeurs-euses en pilotes. « Imaginez : voyager de San Francisco à San Jose, un trajet qui prend normalement deux bonnes heures… mais en quinze minutes seulement ». Alléchant ! Plus de bouchons, et moins de pollution : ces voitures-avions seraient, bien entendu, électriques. « L’aviation à la demande a le potentiel d’améliorer radicalement la mobilité urbaine, et de rendre aux gens tout ce temps perdu dans leurs trajets quotidiens ».

uberAIR: Closer than you think (Uber Elevate)
Le concept se concrétise, puisqu’à l’occasion du Web Summit organisé à Lisbonne, Jeff Holden, Directeur Produits d’Uber a déclaré que les premiers tests devraient être effectués à Los Angeles dès 2020, en utilisant les toits des bâtiments comme de bases de décollage et d’atterrissage.

Si, dans un premier temps, les véhicules devraient être pilotés, à terme l’idée est de les rendre autonomes – comme des drones. « Les VTOLs (Vertical Take-Off and Landing) autonomes seront plus sûrs, tout comme les voitures autonomes ont le potentiel de réduire le nombre d’accidents ».

Question tarifs, Jeff Holden prévoit des prix si bas qu’il serait plus avantageux pour un-e utilisateur-trice de voler avec Uber Air que de posséder un véhicule personnel…

Trop beau pour être vrai ? L’échéance semble extrêmement proche, et les sceptiques ne manquent pas, Elon Musk en tête de proue. Pourtant loin d'être en reste lorsqu’il s’agit d’innover sur le terrain de la mobilité, il a récemment déclaré à Bloomberg qu’il trouvait compliqué « d’imaginer comment les voitures volantes pourraient devenir une solution généralisée ». Entre les débris tombés du ciel, le bruit et les rafales engendrées, il craint que le niveau de stress de celles et ceux qui restent au sol n’en soit décuplé. Par ailleurs, si quelqu’un n’entretient pas correctement sa voiture longtemps, il pourrait faire tomber son enjoliveur et vous décapiter ». Ah oui.

D’un point de vue plus pratique, Benjamin Cardoso, Fondateur de LeCab, estime que les voitures électriques ne disposent pas suffisamment des infrastructures nécessaires à leur démocratisationLes équipes d’Uber pourraient-elles accélérer le procédé au point d’équiper les grandes villes de ressources nécessaires à de minis-avions ? Ou, a minima, développer des batteries assez puissantes pour répondre à la demande ?

L’enjeu économique est évident : avec des tests dès 2020, l’entreprise peut espérer une première exploitation commerciale en 2023… et une efficacité complète en 2028, pour les Jeux Olympiques de Los Angeles.

 

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