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Une femme portant un casque de réalité virtuelle, entre ville et forêt
© AzmanJaka via Getty Imges

Comment ENGIE transforme des valeurs sociétales en sujets business

L'ADN
Le 10 déc. 2018

Quand on parle responsabilité des entreprises, certaines rechignent à s’y mettre. Il faut dire que ce qu’on demande souvent aux boîtes, c’est de faire du business… Et si on faisait les deux ?

Valérie Gaudart est Directrice culture, communautés et écosystèmes d’ENGIE. De son côté, Nicolas Rolland dirige la ENGIE University and Learning. Au sein de l’ENGIE People’s Lab, ils réunissent des communautés diverses pour élaborer des idées capables d’irriguer le monde de demain.

Le monde de demain, c’est quoi au juste ?

Vouloir avoir un impact sur le monde de demain, c’est bien. Mais pour se projeter, mieux vaut savoir à quoi s’attendre.

« Le monde de demain est encore plus digitalisé. Mais aussi décarboné, décentralisé, globalisé tout en étant localisé, détaille Valérie Gaudart. Quand on est une entreprise, ça veut dire être plus authentique, proposer des solutions qui résultent d’une écoute, qui ne sont plus descendantes mais qui se basent sur une intelligence collective. »

Pour s’intégrer dans ce nouveau monde qui se dessine, les équipes ENGIE le savent : il faut évoluer. Les entreprises ne peuvent se contenter de discours, de valeurs corporate brandies en étendard pour apaiser les tensions. Il faut de l’action ! « C’est pour ça que nous avons lancé l’ENGIE People’s Lab, qui réunit des étudiants, des salariés, des juniors, des seniors… afin de proposer des idées concrètes pour avancer. »

Le sujet peut paraître éculé. Depuis qu’on parle de RSE, les entreprises ne cessent d’affirmer qu’elles sont engagées. Sauf que les belles paroles ne suffisent plus. « Nous avons lancé le premier People’s Lab au moment de Davos sous forme de collectif ouvert, rappelle Valérie Gaudart. Il y a un vrai momentum qui permet de revendiquer un progrès harmonieux – c’est vrai en interne et en externe. »

À l’époque, l’entreprise proposait son premier People’s Lab  ouvert à un collectif de 150 personnes – pour réfléchir notamment à comment améliorer la question du climat grâce au rôle des femmes dans le monde et à l’éducation.

Depuis, les rendez-vous se sont formalisés et ont réuni plus de 550 personnes sur des sujets d’innovation engagée. L’objectif est de sortir de ces sessions de travail des idées concrètes, pour faire avancer le business et la société.

Cinq  tendances pour définir demain

Les sujets sont vastes et vont du très concret (comment rendre attractives les filières énergétiques ?) à l’ultra social (comment permettre aux jeunes filles dans certains pays d’aller à l’école en sécurisant leur trajet ?).

Au total, les équipes d’ENGIE ont mené 5 People’s Lab sur différents thèmes : le climat, l’éducation, l’intelligence artificielle éthique, les femmes en 2030 et le campus de demain, et ont identifié cinq grandes tendances :

  • Le lien entre l’humain et la technologie. En mode optimiste, s’il vous plaît ! L’idée, c’est que l’humain soit révélé par la technologie de demain, qui devra donc être plutôt à son service. « Nous pourrons nous recentrer sur ce qui est important, les tâches complexes, et déléguer aux machines ce qui est superflu », explique Nicolas Rolland.
  • Le triomphe du bien commun. Les entreprises devront avoir un impact sur le territoire et sur les individus dans une sorte de réconciliation entre les besoins individuels et collectifs.
  • L’accès à l’énergie sera un nouveau droit de l’Homme. Et quand on parle d’énergie, ça implique tout l’écosystème qui va avec : connectivité, mobilité, internet...
  • Adopter des approches plus collaboratives. L’union fait la force, ça reste vrai. Les sociétés doivent en être conscientes et se considérer comme des communautés ouvertes.
  • L’amélioration continue par l’apprentissage. « Le monde actuel connaît des ruptures technologiques fortes. On a besoin d’apprendre à apprendre, et c’est un véritable enjeu pour les entreprises. »

À l’issue de chaque édition, les conclusions sont partagées avec les participants. « Tout ce qui a été produit leur appartient », précise Nicolas Rolland. « On a un côté un peu idéaliste, je le dis avec fierté. Mais nous sommes aussi très pragmatiques et concrets : les actions doivent être actionnables, éventuellement dès le lendemain », conclut Valérie Gaudart.

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