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Comment réussir son hackathon?

Le 23 nov. 2015

Une pression sur la deadline permet de réaliser des miracles en peu de temps. Telle est la conviction de John Karp qui, à la tête de Bemyapp, évangélise le CAC 40 à coup de hackathons fructueux.

BeMyApp organise des hackathons. Depuis cinq ans, à partir de Paris et sur plus de douze pays, la société a travaillé avec les plus grands noms du secteur IT et presque l’ensemble du CAC 40. Sa mission : mélanger des profils différents (codeurs, designers, entrepreneurs, marketeurs…) qui viennent d’horizons variés et faire en sorte qu’ils trouvent ensemble une solution à un problème donné. « On le sait, le plus souvent, cela consiste à vouloir mélanger de l’huile avec de l’eau. C’est un énorme travail humain que nous orchestrons avec des jeux, des animations, pour créer des rencontres, et favoriser des discussions », explique John Karp, cofondateur. Mais si la notion d’échange et de partage dans l’intelligence collective est évidemment essentielle, pour agglomérer les énergies, le secret réside dans la pression temporelle.

 

« Le cœur de notre philosophie est axé sur le timing : tout est question de timing », poursuit John. Créer un prototype en quarante-huit heures, une appli en trente jours et un business en six mois sont des contraintes si fortes qu’elles paraissent presque impossibles à réaliser. Cela oblige à faire appel à des facultés insoupçonnées, d’aller « straight to the point » pour se concentrer sur le meilleur de chacun. Tout à coup, on n’a plus de place pour les débats stériles. Comme sur un champ de guerre, on établit un focus sur l’essentiel et l’objectif s’impose d’emblée pour point de ralliement. Le principe : définir une dead line et, quoi qu’il arrive, s’adapter pour tenir le délai. « Pour les grands groupes, ce type de démarche insuffle une vraie culture de l’innovation. Dans ces structures, les équipes sont habituées aux projets qui s’étalent sur des mois et qui n’aboutissent pas toujours. Réaliser que l’on peut imaginer une solution et la prototyper en quelques heures impacte la culture d’entreprise et démontre l’efficacité des nouvelles manières de penser et de collaborer. « Les gens sortent de ce type d’expériences emballés, ils prennent du recul sur leur façon de travailler, et surtout ils ont des idées plein la tête », raconte John. À destination des entrepreneurs et pour poursuivre les projets initiés lors des hackathons, BeMyApp a créé son incubateur. Sur le même principe : en six mois, les résultats doivent être tangibles. « On en avait marre de voir des start-up végéter pendant deux ans, sans rien faire, même quand elles étaient chez de très grands incubateurs », déclare John. Et de fait, la méthode porte ses fruits. L’Oréal ne parvenait pas à former à ses produits son réseau de salons de coiffure. Lors d’un hackathon, un projet d’appli reposant sur des logiques de gamification retient leur attention. Des tests sont lancés dans la foulée, l’appli est déployée et un contrat de prestation externe avec contrat d’exclusivité sectoriel d’un an permet à la start-up de démarrer… en moins de temps qu’il n’en faut pour rater un projet en interne.

 

Plus d'info. sur Bemyapp ici

 

Cet article est paru dans La Revue de L'ADN - Réveillons le Génie collectif - Pour acheter la revue - cliquer ici.

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