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COP 21 : quels enseignements tirer des prises de parole sur le web social ?

Le 15 déc. 2015

Pendant quinze jours, TBWACORPORATE et Linkfluence ont analysé en temps réel les débats qui ont agité le web et vous ont proposé chaque jour de la semaine une donnée percutante. Alors que la COP 21 se termine, quelles grandes tendances communicationnelles se dégagent de l’événement climatique de l'année ?

La COP 21 s'est ouverte, offline et online, sur la manifestation d'Avaaz qui a recouvert la Place de la République d'un parterre de chaussures. Avant le Bourget, le sommet mondial pour le climat a donc élu domicile dans un espace que la société civile se réapproprie en temps de crise, quand ses valeurs sont menacées, pour exprimer le degré d’urgence ressenti sur les enjeux climatiques.

 

A l’heure où nous publions, nous ne savons pas sur quelle image se fermera cette COP. Nous sommes en revanche certains, après avoir écouté plus de 3 millions de conversations en temps réel pendant ces deux semaines, que le web social n’est pas qu’affaire de diffusion. Sur le terrain de l’engagement, et quand il s’agit de créer des interactions avec les internautes, les institutions sont battues par de nouveaux acteurs comme l'astronaute Scott Kelly, la blogueuse Lacy MacAuley ou l'amusant Benoît Gallerey. Leurs forces : des posts à forte valeur communicationnelle grâce à des images uniques, de l'émotion et de l'humour.

 

Si le web social ne renverse pas les hiérarchies mondiales de l'influence - le Président des Etats-Unis et CNN continuent de diffuser massivement leurs messages et informations et dominent le Top 10 du reach - les symboles forts de cette COP et les sujets les plus viraux sont ceux qui arrivent à faire un pas de côté.

 

Pour les entreprises et les organisations (de la production d’énergie, de la consommation, des services) qui sont restées très mobilisés sur le web social pendant l’événement malgré les accusations de greenwashing, la question de la tonalité des communications autour de sujets mondiaux et graves, comme celui du climat, va rester au cœur des enjeux de mobilisation pour longtemps. Le décrochage qui existe, sur le web social comme dans la réalité, entre les logiques des « officiels » et des « alter » laisse une belle marge de progression aux communications institutionnelles pour trouver une tonalité et un timing à même de susciter encore plus d’engagement. 

 

Les réseaux sociaux ne sont définitivement pas virtuels. Au contraire, ils sont au cœur du monde et de ses transformations, qu'ils reflètent autant qu'ils les impactent. Et c’est également vrai sur le plan diplomatique et international. Si, globalement, les pays occidentaux continuent d'occuper le podium des producteurs de publications de la COP 21, le seul politique parmi les twittos les plus engageants est le premier ministre indien Narendra Modi. Comme ses compatriotes Kiran Bedi et Imran Khan, il bénéficie d'une base de followers spectaculaire qui soutient fortement la diffusion de ses messages. Sur Twitter, anglais oblige, c'est l'Inde qui commence à se faire beaucoup entendre avec la digitalisation de son milliard d'habitants. 

 

A travers le prisme du web, c'est l'image d'une agora de plus en plus mondialisée qui se détache de la COP 21. Là, les communications les plus reprises sont celles qui arrivent à mettre en scène des problématiques complexes d'une manière simple, en opposition avec les discours trop policés. Chez TBWACORPORATE, nous appelons ça la disruption : rompre avec la norme afin de porter un discours sensé et qui rassemble toutes les parties prenantes autour d'une vision qui parle à chacun d'entre nous. Et le climat en est l'un des meilleurs exemples.

 

Anne-Cécile Thomann
Directrice Générale Adjointe
TBWACORPORATE

 

L'ADN - Le 15 déc. 2015
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