Portrait de Marie Krafft, fondatrice de Text in the City

Portrait de Marie Krafft
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L’ADN Le Shift est le collectif de L’ADN, son prolongement humain. Il est né d’une volonté de faire naître d’authentiques conversations, de créer des relations durables et de nous donner les moyens d'agir ensemble. Ses membres veulent penser, encourager et écrire collectivement le grand récit de la transition écologique. Avec ces portraits, nous leur donnons la parole.

 

Depuis quelques années, le positionnement des marques a évolué. Avec la RSE et la raison d'être, elles assument désormais un rôle sociétal, alors même que le dialogue avec les consommateurs n'a jamais été aussi compliqué. Pour renouer le contact, Marie Krafft mise sur un discours authentique qui prend le contre-pied du snacking content

 

Elle a la conviction chevillée au corps. La conviction que les mots et les idées peuvent changer le monde. La conviction qu'une information de qualité fera toujours la différence. La conviction qu'une autre communication est possible. Marie Krafft a fait toute sa carrière dans l'éditorial, d'abord chez Prisma Presse aux côtés d'Axel Ganz, puis chez Vivendi et chez Carat. Cette spécialiste de la rhétorique et de l'editing entend rendre le discours des marques plus attractif et ciseler leurs messages pour qu'ils fassent la différence. Avec Text in the City, l'agence qu'elle a fondée et qu'elle dirige, elle veut permettre aux entreprises de clarifier leur positionnement et d'être crédibles auprès du public. Une démarche essentielle à l'heure où tous les repères sont brouillés.

 

En quoi consiste la proposition de Text in the City ?

Marie Krafft : Nos deux piliers sont l'écriture de haute qualité et le design éditorial. Nous faisons de la haute couture éditoriale, nous ciselons les mots, les phrases, les paragraphes, les titres... Nous ne recyclons rien. Chaque projet est unique car chaque client est unique. Nous traitons tous les formats de contenu. Nous faisons des blogs, des sites, des rapports annuels, du print, des manifestos, des podcasts... Nos clients nous choisissent avant tout pour notre qualité d'écriture et notre démarche. Ce que nous aimons, c'est aller à la source. Nous interviewons les gens, nous allons dans les usines, dans les bureaux. Nous posons des questions en interne pour mieux comprendre l'entreprise. Nous mettons en avant les preuves et la véracité d'un discours. Nous cherchons à nous situer au plus près de la réalité parce qu'il faut de la sincérité pour qu'un message soit en mesure de convaincre.

 

Face à l'obésité de l'information, est- il devenu primordial de se différencier ?

M. K. : C'est ce que nous pensons. Avec les réseaux sociaux, il faut adapter les stratégies éditoriales à notre époque car la diversification des prises de parole n'a jamais été aussi importante. Pour faire la différence, nous misons sur la charte de langage, qui est pour nous la colonne vertébrale d'un contenu. Elle permet de travailler la notoriété d'une marque et sa compréhension claire et directe par les consommateurs, tout en restant cohérent avec son ADN. Pour renforcer cela, nous essayons d'écrire le plus clairement possible et nous donnons la priorité à la frugalité et au slow content. Nous allons chercher l'information à la source, nous faisons parler les gens, et nous amenons de la véracité. Nous luttons contre le snacking content.

Dans cette même logique, nous allons recommander à nos clients de poster une fois tous les quinze jours plutôt que d'inonder les réseaux sociaux. Nous avons à cœur de livrer un petit nombre de messages clés pour qu'ils puissent être facilement mémorisés par les audiences. Nous misons sur la qualité, la clarté, l'authenticité. Cela nous permet de travailler la crédibilité des propos et des positionnements. C'est quelque chose qui est essentiel de nos jours. Nous restons également à l'écoute de l'évolution des formats pour donner des idées aux annonceurs. Généralement, ils sont en retard par rapport aux innovations éditoriales.

 

Et en ce qui concerne votre proposition RSE ?

M. K. : C'est une démarche qui compte énormément pour nous. Elle consiste à réaliser ou à interpréter un bilan carbone. Pour cela, nous mettons carrément les mains dans le cambouis. Nous sortons de notre métier de conseil et nous rentrons dans un plan d'action avec les marques, qui vise à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à moyen et à long terme, en impliquant les différents services, que ce soit les achats, la production, les équipes commerciales, le marketing. Nous les aidons également à structurer des nomenclatures et des systèmes d'information à destination des collaborateurs. Il s'agit d'adapter l'organisation interne à cette transformation. En complément, nous pouvons mettre en place des programmes de compensation, en faisant appel à des partenaires spécialisés sur ce sujet. Mon but est d'aider les marques à établir leur stratégie en cohérence avec ce qui existe déjà chez elles. Pour finir, je traduis toutes ces actions dans l'identité de la société. Sur la RSE, je suis obligée d'aller dans l'opérationnel.

 

Votre grand projet pour 2022 ?

M. K. : Je souhaite développer ce service d'audit RSE pour aider à la transformation des entreprises. Je souhaite également développer le pôle planning stratégique en travaillant plus en profondeur les chartes de langage. Je compte exploiter notre étude sur la Révolution des Formats, parue en septembre 2021, pour aider les marques à coller aux innovations éditoriales et aux nouvelles mises en scène de l'information, celles que l'on retrouve sur les réseaux sociaux ou dans certains médias anglo-saxons Je vais davantage m'orienter vers la stratégie et continuer à mettre l'accent sur l'attractivité des discours de marques.

 

Pour en savoir plus sur L’ADN Le Shift et rejoindre le collectif, rendez-vous sur notre site.

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