Portrait de Marianne Conde Salazar, Directrice du Groupe ISCOM

portrait de femme

Marianne Condé-Salazar est membre de L’ADN Le Shift, le collectif du media L'ADN, son prolongement humain.

L'ADN Le Shift est né de la volonté de vous inviter à vivre ce que nous vivons en tant que média.

 

Qui êtes-vous ? Quelques mots sur votre parcours

M.C.S. : Je suis Marianne Conde Salazar, née de mère guyanaise et de père espagnol. Je grandis en Guyane dont le territoire représente un sixième de la France, recouvert à 90% par la forêt amazonienne. A Sciences Po Paris, je découvre les équilibres économiques et géopolitiques. Ma passion pour la connaissance et sa transmission nait. J’intègre rapidement les équipes qui développent les formations en management de HEC Paris et ESCP BS. Je dirige aujourd’hui ISCOM, une école du groupe Eduservices, qui prépare 4 500 jeunes futurs professionnels aux métiers de la communication, sur 10 campus en France.

 

3 dates qui ont provoqué votre déclic climatique  ?

M.C.S. :

1990 : je vis à Berlin et dans le supermarché de mon quartier, de grandes poubelles à l’entrée permettent de retirer immédiatement des produits de grande consommation de leur emballage – comme les tubes de dentifrice – je prends alors conscience de ce gaspillage de papier et de carton alors que la forêt amazonienne d’où je viens, est défrichée tous les jours un peu plus.

2021 : je me baigne Côte des Basques à Biarritz dans un océan atlantique rempli de microparticules de plastique.

2022 : les incendies de l’été m’angoissent au plus haut point.

 

Les 3 romans, essais, bd, film, série, documentaires… qui vous ont retourné ?

M.C.S. : François le Bossu de la Comtesse de Ségur, oui je sais ça peut paraitre puéril mais j’entendais enfant, pour la première fois, la souffrance du handicap et de la différence ;  Home de Toni Morrison, je franchissais adulte, une marche considérable dans la conscience de la souffrance humaine causée par la guerre et le racisme ; et plus récemment, un documentaire Bienvenue au Réfugistan de Anne Poiret sur l’absurdité de notre monde, de ses déséquilibres, qui nous amène à administrer des millions de personnes déplacées…

 

L’engagement que vous avez réussi à tenir ?

M.C.S. : Être au service de la formation des jeunes.

 

La résolution que vous avez du mal à mettre en place (mais vous ne désespérez pas) ?

M.C.S. : Manger moins de chocolat...

 

Vos 3 secrets pour soigner votre solastalgie ?  

M.C.S. :

1/ Manger du chocolat

2/ Plus efficacement ramasser tous les déchets plastiques que je trouve sur la Côte des Basques à Biarritz

Et enfin 3/ Toucher les arbres (reconnexion garantie).

 

La solution ou la personnalité qui vous a le plus inspirée… 

M.C.S. : Serge Patient (1935-2021), poète guyanais, professeur d’espagnol, amoureux de sa Guyane, l’universalisme chevillé au corps, proviseur de collège-lycée, très engagé à la formation des jeunes guyanais.

 

Vos raisons d’espérer ?  

M.C.S. : Les jeunes qui s’engagent dans des associations ou encore créent leur entreprise pour proposer des modèles nouveaux d’information, d’organisation, de production et de consommation.

 

Vos projets pour ces prochaines années ?

M.C.S. : Les accompagner.

 

Si vous deviez résumer votre raison d’être… 

M.C.S : Être une femme libre au service d’un projet de société, inclusif et respectueux de l’environnement.

 

Marianne Conde Salazar est membre de L’ADN Le Shift.
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commentaires

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  1. Anonyme dit :

    Très joli portrait d'une femme inspirante. Merci !

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