Portrait d'Anne-Claude Ambroise-Rendu, Historienne

Portrait de femme

Anne-Claude Ambroise-Rendu est membre de L’ADN Le Shift, le collectif du média L'ADN, son prolongement humain.

L'ADN Le Shift est né de la volonté de vous inviter à vivre ce que nous vivons en tant que média. 

Qui êtes-vous ? Quelques mots sur votre parcours

A-C.A-R. : Universitaire, chercheuse, spécialiste d’histoire culturelle du contemporain (XIXe-XXIe siècles), autrefois tentée par un retour à la terre dans la perspective duquel j’ai passé à 18 ans un Brevet de technicien agricole. (BTA)

3 dates qui ont provoqué votre déclic climatique ?

A-C.A-R. :  J’avais 12 ans lors de la conférence de Stockholm et du rapport Meadows en 1972, une famille très écolo et nous lisions la Gueule ouverte. Le « déclic climatique » proprement dit est venu plus tard évidemment, dans les années 2000 quand l’expression urgence climatique a commencé à circuler.

Les voyages à l’étranger et le spectacle des désastres écologiques un peu partout ont accéléré les choses.

Les 3 romans, essais, bd, film, série, documentaires… qui vous ont retourné ?

A-C.A-R. :

  • Ravages de Barjavel.
  • Les Hogs de Lucien Cassagne.
  • Raboliot de Genevoix, lectures de jeunesse.

L’engagement que vous avez réussi à tenir ?

A-C.A-R. : La réduction de mes déchets (lombricompost sur ma terrasse, renoncement aux emballages), le renoncement à l’automobile en ville, le renoncement aux bains, les achats de produits d’occasion essentiellement, une alimentation bio et locale (amap, boutiques de vrac), la baisse de la température chez moi, la diminution globale de ma consommation. Faire de ma terrasse parisienne un refuge pour les abeilles et les oiseaux.

La résolution que vous avez du mal à mettre en place (mais vous ne désespérez pas) ?

A-C.A-R. :  L’avion : j’aime beaucoup voyager, mais j’essaye de limiter à un vol par an, si possible en Europe, en attendant de devenir franchement atteriste.

Limiter mes usages du numérique également…

Vos 3 secrets pour soigner votre solastalgie ?  

A-C.A-R. :

  • M’informer toujours plus, suivre les actions des collectifs pratiquant la désobéissance civile et y participer quand j’en ai le temps, participer aux séminaires des chercheurs qui s’interrogent sur les questions écologiques, et sur les actions pédagogiques à mettre en œuvre,  parler à mes étudiants, sensibiliser mes proches et les membres de mon laboratoire de recherche à ces questions.
  • Adhérer à plein d’associations pour les soutenir.
  • Marcher et observer les oiseaux.

La solution ou la personnalité qui vous a le plus inspirée…

A-C.A-R. : Toutes les propositions de décroissance. Bruno Latour, Philippe Descola, Aurélien Barrau, Vinciane Despret, Baptiste Morizot.

Vos raisons d’espérer ?  

A-C.A-R. :  Les mêmes que mes sources d’inspiration, mais de fait l’effondrement de la biodiversité étant ce qu’il est et le culte de la croissance demeurant intact, je n’ai de ce côté-là pas beaucoup d’espoir.

Vos projets pour ces prochaines années ?

A-C.A-R. :  Intensifier mon engagement dans le cadre de mes activités professionnelles : engager une réflexion collective au sein de mon laboratoire sur les enjeux de la recherche en contexte de crise écologique.

Si vous deviez résumer votre raison d’être ?

A-C.A-R. : Peser le moins possible sur la terre, réfléchir et persuader, ne renoncer ni à l’art ni à la littérature, agir de toutes les manières possibles...

 

 

Vivez des expériences imaginées par L’ADN, et construisez votre réseau d’acteurs du changement.
Vous souhaitez rejoindre le collectif L’ADN Le Shift ?
Découvrez le programme de l’année et écrivez-nous ici pour nous faire parvenir votre candidature !

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.