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Ils font Shifter l'époque
Arnaud Pagès - Le 27 avr. 2020
Valérie Gaudart
© DR

Portrait de Valérie Gaudart, directrice du pôle Culture et Communauté chez Engie

Après un parcours dans les ressources humaines, la communication et le marketing, Valérie Gaudart a rejoint le groupe Engie il y a vingt ans et occupe aujourd'hui le poste de directrice du pôle Culture et Communauté. En analysant les grandes tendances sociétales, elle décrypte les attentes des consommateurs dans le but de penser des solutions responsables qui pourront être adoptées par le plus grand nombre.

L’ADN Le Shift est né d’une volonté de vous inviter à vivre ce que nous vivons en tant que média : vous connecter à ces pôles d’énergie de l’époque, initier les rencontres, faire naître d’authentiques conversations, et créer des relations durables. Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire mondiale et confinés chez nous, nous avons besoin plus que jamais de créer du lien, de nous rencontrer et de vous présenter celles et ceux qui pensent et font le monde de demain. C’est pour cette raison que nous avons souhaité publier, en cette période inédite, les portraits des premiers membres de L’ADN Le Shift. Un portrait, une rencontre.

 

Que faites-vous au quotidien dans le cadre de vos fonctions ?

Valérie Gaudart : Mon activité va de la prospective des tendances sociétales à l'animation de communautés de change makers internes et externes à Engie, le tout passant un think tank qui s'appelle "Engie People Lab". Nous avons également monté un écosystème d'intrapreneurs sociaux qui se nomme "Engie Good Galaxy". Nous travaillons sur l'émergence d'idées autour des sujets sociétaux puisque à la base, nous nous occupions d'écouter les populations jeunes. Et ces consommateurs là veulent aujourd'hui des choses plus authentiques, plus connectées à la nature, plus résilientes... Nous leur donnons la parole pour formuler ensuite des solutions qui pourront être concrétisées par nos équipes, ou avec le concours de partenaires externes le cas échéant. Nous agissons dans le domaine du sociétal et pas du technologique.

 

Quels progrès observez-vous en interne ?

V.G. : Dans mon entreprise, le seul fait d'avoir pu monter un think tank qui s'intéresse aux questions sociétales et qui fonctionne sur un mode de participation ouvert à l'intérieur comme à l'extérieur, est déjà un signal important. Le fait de réunir un écosystème de 300 à 400 intrapreneurs sociaux marque une évolution. De même que s'allier entre grandes entreprises sur le sujet du changement... Nous avons réussi à monter une coalition avec BNP Paribas et Danone dans laquelle nous réunissions les gens qui ont envie de faire de l'intrapreneuriat social à impact. Ils sont une petite dizaine par entreprise. Nous les faisons travailler ensemble sur un programme qui va prendre forme dans l'année. En se regroupant et en se formant ensemble, ils sont plus efficaces pour lancer leurs idées sur leur marché. Le fait de s'allier entre entreprises pour trouver des solutions est, selon moi, tout à fait nouveau. Ça n'existait pas avant.

 

Il faudrait une plus grande collaboration entre les différents secteurs ?

V.G. : Nous nous sommes réunis parce que nous partagions les mêmes valeurs et les mêmes envies. Nous nous sommes aperçus que nous comptions, tous les trois, des intrapreneurs à un impact positif dans nos rangs. En alliant nos ressources, nous pourrions alors sans doute aller plus vite ensemble. Parce que finalement, nos activités peuvent être complémentaires. BNP Paribas peut financer un projet. Engie peut l' industrialiser. Et Danone peut apporter des solutions produits. Nous essayons de répondre à un besoin sur le terrain. Dans les idées développées par nos intrapreneurs, il y a par exemple un projet de ferme urbaine auquel chacun et chacune peut apporter sa contribution. Ce sont des choses que nous ne pouvions pas faire avant.

 

Qu'est ce que la crise sanitaire nous apprend ?

V.G. : Les gens prennent conscience que ce qui compte vraiment, c'est le strict nécessaire, la solidarité entre les acteurs, l'authenticité, les artisans qui font de bons produits au juste prix et qui s'entraident les uns les autres. C'est ce que l'on est en train de vivre. Et ça devrait se retrouver demain dans les produits et les services que les gens achèteront. Et puis, il y a aussi la question de l'utilité publique. A quoi doit servir un État ? Qui est derrière? Ça renvoie à la notion du bien commun. Il va falloir que nous soyons plus utiles, plus économes, plus reliés entre nous, et moins futiles.

 

Comment souhaitez-vous contribuer à cette impulsion ?

V.G. : Pouvoir aider encore plus les start-ups, les ONG, et les entités de la société civile qui font que, dans les territoires, le lien entre les personnes et la solidarité existe, de même que l'intérêt porté aux choses et à l'entrepreneuriat féminin. C'est ce nous avons commencé à faire avec Engie Good Galaxy. Nous aimerions oeuvrer pour renforcer les liens entre les grands groupes, les start-ups et les entrepreneurs sociaux et favoriser le développement des entreprises locales pour faire baisser les émissions de CO2. 

 

Valérie Gaudart est membre de L’ADN Le Shift - le collectif des Nouveaux Mutants.
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Arnaud Pagès - Le 27 avr. 2020
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