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Ils font Shifter l'époque
Arnaud Pagès - Le 25 mai 2020
Portrait de Tiphaine Galliez
© DR

Portrait de Tiphaine Galliez, Innovation & Knowledge manager chez Great Place to Work

Diplômée de Sciences-Po Strasbourg, Tiphaine Galliez a d'abord travaillé dans le domaine de l'économie sociale et solidaire pour ensuite devenir responsable du développement de Pro Bono Lab, une structure spécialisée dans l’engagement des collaborateurs par le partage de compétences. Depuis 2018, elle est consultante, et depuis peu Innovation & Knowledge manager, chez Great Place to Work dans le but de favoriser l'émergence d'un management à la fois bienveillant et inclusif, et de rendre l'entreprise plus humaine.

L’ADN Le Shift est né d’une volonté de vous inviter à vivre ce que nous vivons en tant que média : vous connecter à ces pôles d’énergie de l’époque, initier les rencontres, faire naître d’authentiques conversations, et créer des relations durables. Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire mondiale, nous avons besoin plus que jamais de créer du lien, de nous rencontrer et de vous présenter celles et ceux qui pensent et font le monde de demain. C’est pour cette raison que nous avons souhaité publier, en cette période inédite, les portraits des premiers membres de L’ADN Le Shift. Un portrait, une rencontre.

 

En quoi consistent vos fonctions ?

Tiphaine Galliez : J'accompagne les entreprises dans l'amélioration de la qualité de vie au travail. J'agis auprès du comité de direction pour faire de la pédagogie sur ce sujet et leur faire comprendre que c'est un levier pour leur stratégie business et un moyen de mieux faire fonctionner leur entreprise. Nous travaillons avec les managers pour les former à des pratiques de direction qui sont co-construites. Je travaille aussi avec les collaborateurs pour qu'ils soient acteurs de cette démarche. J'anime des workshops d'alignement sur des sujets comme la capitalisation des savoirs, la communication inter-services, la reconnaissance personnelle... Je réalise aussi des audits qualitatifs, des entretiens individuels, et des rédactions de recommandations. L'innovation est très importante dans mon activité. Je suis tout le temps en veille.

 

Quelle est votre vision du changement ?

T.G. : Je m'occupe surtout du changement au sein des organisations. Et il y a effectivement beaucoup de choses qui ont évolué. Le fait que le management doive se réformer n'est pas nouveau. Petit à petit, on y arrive. Il y a beaucoup de signaux très positifs. Un management beaucoup plus ouvert est en train d'apparaître, avec un manager qui permet à ses collaborateurs de progresser sans tirer la couverture à lui. Il y a aussi les enjeux d'inclusion. Pour renforcer la diversité des équipes, nous travaillons sur les valeurs de l'organisation en élaborant des chartes managériales. C'est un véritable changement de paradigme.

 

Les entreprises sont-elles en train de devenir plus humaines ?

T.G. : Nous observons une montée en puissance de la bienveillance, qui suppose une certaine écoute ainsi que le droit à l'erreur. Ce qui veut dire qu'il y a pleins de stéréotypes à déconstruire dans la façon dont nous avons été éduqués... Nous travaillons dans le cadre d'une démarche holistique. Tout est lié entre la manière dont on s'est construit en tant qu'individu et les relations que l'on développe dans l'entreprise, qu'on soit manager ou collaborateur. Nous percevons l'essor de ce nouveau management car nous faisons des enquêtes auprès des collaborateurs, ainsi que des audits sur les pratiques des RH. Nous voyons que c'est un phénomène qui existe réellement. Nous partons du principe que l'inclusion est un vrai levier. Nous sommes parfaitement à l'opposé de l'uberisation du travail.

 

Est-ce que vous intervenez dans le cadre de la RSE ?

T.G. : Cela peut arriver mais nous intervenons beaucoup plus sur les RH. Dans la plupart des entreprises, il y a généralement une enquête annuelle qui est faite pour savoir comment vont les collaborateurs. Nous nous en chargeons. Nous sommes également sollicités juste après une crise ou un changement majeur, comme la suppression d'un service ou un plan social, ou suite à la crise actuelle. Nous mettons en place des plans d'actions en coordination avec les ressources humaines et la direction.

 

Le management bienveillant est la brique d'une transformation plus globale de la société ?

T.G. : Dans les entreprises, il y a eu un grand nombre de prises de conscience en très peu de temps, notamment pour celles qui opèrent en B2C. En fait, les dirigeants n'ont plus véritablement le choix. Il y a une pression très forte des consommateurs et des citoyens. C'est valable également pour les entreprises en B2B car les collaborateurs ont désormais de nouvelles exigences. Il est certain que les millenials chahutent les entreprises pour qu'elles repensent leur management. Si les entreprises veulent fidéliser ces collaborateurs-là, et assurer le renouvellement de leurs équipes, elles doivent changer. C'est ce qui est en train de se passer.

 

Quel est votre défi pour 2020 ?

T.G. : Nous voulons toujours mieux accompagner les entreprises sur l'amélioration de la qualité de vie au travail. Ce sera particulièrement important après le confinement car il faudra reconstruire beaucoup de choses et repenser les relations de confiance dans les organisations. Travailler à distance aura laissé des traces.

 

Tiphaine Galliez est membre de L’ADN Le Shift - le collectif des Nouveaux Mutants.
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Arnaud Pagès - Le 25 mai 2020
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