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Ils font Shifter l'époque
Arnaud Pagès - Le 30 avr. 2020
Portrait d'Aurélie Radenac
© DR

Portrait d'Aurélie Radenac, responsable Social Média, Relation Presse et Brand content de Castorama

Diplomée de l'Ecole Supérieure des Affaires en stratégie marketing et de la Skema business school en management de la communication, Aurélie Radenac a fait toute sa carrière chez Castorama. Après avoir été en charge des relations presse et du brand content, elle est depuis 2018 responsable Social Média, Relation Presse et Brand content de l'enseigne. Un moyen pour elle d'être au plus près des clients pour qu'ils se sentent bien chez eux, et même bien tout court, en temps normal comme en période de crise.

L’ADN Le Shift est né d’une volonté de vous inviter à vivre ce que nous vivons en tant que média : vous connecter à ces pôles d’énergie de l’époque, initier les rencontres, faire naître d’authentiques conversations, et créer des relations durables. Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire mondiale et confinés chez nous, nous avons besoin plus que jamais de créer du lien, de nous rencontrer et de vous présenter celles et ceux qui pensent et font le monde de demain. C’est pour cette raison que nous avons souhaité publier, en cette période inédite, les portraits des premiers membres de L’ADN Le Shift. Un portrait, une rencontre.

 

Comment participez-vous au changement ?

Aurélie Radenac : Pour moi, la notion de changement est liée au sens et à l'utilité du propos. Je suis en charge de la stratégie d'influence, du management des communautés et du storytelling. A notre échelle, nous avons un rôle social et sociétal à jouer. Nous sommes une enseigne populaire qui possède un savoir faire et une expertise. Nous sommes ancrés dans le quotidien des gens. Nous les accompagnons depuis toujours. Nous sommes en perpétuelle évolution pour trouver la meilleure façon de transmettre notre savoir-faire afin qu’ils puissent améliorer leur maison et se sentir plus heureux chez eux. Nous sommes légitimes pour porter un message utile et vrai dans le but d'éveiller les consciences et de provoquer un changement. Le plus important de nos concurrents, c'est l'inertie. Si les gens ne font rien, il ne se passera jamais rien. Notre rôle, c'est de faire prendre conscience qu'un petit changement du quotidien peut avoir des vertus très importantes dans le bien être en général. C'est ce qui ressort des études que nous avons réalisé sur la qualité de vie. Nous sommes convaincus qu'être bien chez soi contribue grandement à être heureux dans la vie. C'est donc un facteur de transformation et d'amélioration de la société.

 

Comment faites-vous passer ce message ?

A.R. : Nous avons lancé le site 18h39 en 2015, grâce auquel nous apportons aux gens des conseils pratiques pour qu'ils vivent mieux dans leur habitat, mais aussi à l'échelle de leur quartier et de la planète. Nous parlons de sujets que nous souhaitons partager avec notre communauté. Ça peut être le portait d'un bidouilleur qui a inventé quelque chose de formidable dans un coin de son garage, ou de gens qui vivent de façon complètement différente, mais aussi de solutions que chacun et chacune peut apprendre et appliquer à son propre quotidien. Sur les réseaux sociaux, c'est un peu différent.  Nous cherchons à communiquer une information utile à notre communauté. Nous allons créer des lieux de rencontres virtuelles, inciter les gens à dialoguer, stimuler les conversations et donner des conseils pratiques au quotidien avec l'objectif d'inciter à faire.

Comment aidez-vous vos clients pendant le confinement ?

A.R. : J'en ai marre de voir des corrections d'irritants. En fait, je suis convaincue qu'il y a des gens qui sont quand même bien chez eux malgré la contrainte, et qu'il faut stimuler ces émotions positives. C'est notre rôle de stimuler le positif. Nous incitons les gens à nous raconter les belles choses qu'ils vivent pendant le confinement, à nous décrire les espaces qu'ils ont aménagé et dans lesquels ils se sentent heureux, et à donner des conseils à notre communauté pour que tout le monde puisse en profiter. Ce fil d'échange, qu'on ne peut plus actuellement avoir dans la vraie vie, est intimement lié aux valeurs de notre marque. Pendant cette période de crise, il est est particulièrement important de répondre aux demandes avec une grande précision et une grande écoute.

 

Vous estimez avoir un rôle social à jouer ?

A.R. : Ce rôle était là avant la crise mais on ne mettait pas l'accent dessus. Beaucoup de marques avaient déjà cette fibre sociale et sociétale, et cette envie d'éveiller à un changement, cette envie de vivre autrement, d'accepter les gens tels qu'ils sont, de sortir du culte du monde parfait travaillé par des influenceurs porte-manteaux. C'est vraiment la notion d'éthique qui devient centrale. La crise la place plus que jamais au coeur des attentes des consommateurs.

Est-ce que la crise vous a rapproché de vos clients ?

A.R. : Notre objectif, c'est de ne pas rompre le dialogue, ni la confiance. Nous sommes à leurs côtés et nous leur montrons. Et ils nous le montrent aussi. Les gens ont besoin de nous dans une logique d'utilité mais aussi de solidarité. Nous nous devons d'être avec eux. Il n'y a pas si longtemps, nous faisions des chantiers solidaires chez Casto. Le collectif, c'est quelque chose que nous pratiquons depuis toujours. Je ne sais pas en revanche si nous sommes plus proches de nos clients car nous avons perdu le contact humain depuis que nos magasins sont fermés. En temps normal, l'essentiel des échanges se fait dans la vraie vie, avec un conseiller qui est avec eux pour les aider à réaliser leurs projets. Nous souhaitons continuer à être vrai et sincère, à mettre le quotidien de nos clients au centre de nos préoccupations, et à être là quand il faut. Parfois, il ne faut pas beaucoup plus pour aider les gens.

 

Qu'est ce que la crise du covid-19 va changer ?

A.R. : Je ne sais pas ce que la crise pourra déclencher comme évolutions comportementales lorsqu'elle sera terminée. Par contre, ce qui est sûr, c'est que les marques ont plus que jamais un rôle à jouer pour amorcer un changement. Toutes les adaptations que nous sommes en train d'expérimenter vont forcément avoir des conséquences à l'avenir. Nous sommes collectivement en train de vivre un processus d'apprentissage accéléré. Du coup, nos modèles économiques vont nécessairement évoluer, de même que notre rapport au travail. Cette crise ne va pas provoquer un énorme Big Bang. Mais petit à petit, les choses évoluent dans le bon sens.

 

Aurélie Radenac est membre de L’ADN Le Shift - le collectif des Nouveaux Mutants.
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Arnaud Pagès - Le 30 avr. 2020
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