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Des lampadaires dans une rue
© Louis-Ferdinand - getty

À Pont-de-l'arche, on allume les lampadaires avec l'application mobile « J'allume ma rue »

Le 5 févr. 2021

Pour garantir d’importantes économies d’énergie, les habitants d’une commune de l’Eure ont créé une application mobile pour contrôler l’éclairage public en fonction de leurs besoins.

Éteint toute la nuit, l’éclairage public de Pont-de-l’Arche peut être rallumé brièvement par les passants, grâce à une application qui a fait ses preuves. Depuis cinq ans, cette manipulation est possible pour les 4 500 habitants de la cité euroise. Plus de 1 000 personnes y ont utilisé cette année l'application gratuite J'allume ma rue, inventée par Olivier Bozzetto, installé dans la ville et ingénieur de métier qui est « toujours à l’affût pour appliquer des technologies existantes à la vie quotidienne », souligne France 2.

Responsabiliser les habitants

Cinq ans après ses débuts, l'outil rentré dans les mœurs est aussi une manière « de responsabiliser les habitants et de considérer l'éclairage public comme un véritable service », explique le maire de Pont-de-l'Arche Richard Jacquet. « Au début, je craignais une application gadget et des allumages intempestifs. Mais les gens l'utilisent vraiment et de manière raisonnée ; même s'il est vrai que ne peuvent s'en servir que ceux équipés d'un smartphone. »

L’outil est une sorte d'interrupteur digital qui permet au passant de se géolocaliser. L'information envoyée parvient à une armoire électrique, à proximité, qui commande la vingtaine de lampadaires de la rue. Les lampadaires s'éclairent alors automatiquement, avant de s'éteindre au bout de 15 minutes. Les habitants sont particulièrement nombreux à utiliser l'outil, notamment les soirs d'été.

Réduire l'utilisation de l'éclairage public de nuit

Pour des raisons économiques et écologiques évidentes, les municipalités françaises cherchent à réduire l'utilisation de l'éclairage public de nuit. Selon les résultats d'une enquête de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN), « 79 % des Français sont favorables à la réduction de la durée d'éclairement en milieu de nuit ».

Anaïs Farrugia - Le 5 févr. 2021
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