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© Davide Locatelli - Pexels

Ecodrop lève 5 millions d'euros pour collecter les déchets du BTP

Le 2 févr. 2021

Sur les 260 millions de tonnes de déchets du BTP produites par an, on estime que 50 millions se retrouvent dans la nature. Ecodrop tente de palier à cet état de fait en facilitant la gestion des déchets du secteur grâce au digital, une meilleure traçabilité et plus de recyclage.

Créé en 2017 par Marie Combarieu, Ecodrop propose à tous les acteurs du bâtiment (artisans, PME et acteurs de la construction) des solutions agiles et écoresponsables de collecte et de dépôt des déchets de chantier en déchèteries et filières de recyclage. Son modèle s’appuie sur un réseau de partenaires transporteurs affiliés, déchèteries spécialisées et recycleurs ainsi qu'une plateforme technologique permettant de traiter un grand volume d’opérations et d’en assurer la traçabilité. Intervenant sur les chantiers jusqu’au site de gestion de déchets, Ecodrop permet d’assurer aux clients une logistique efficace (en moins de 2h pour les chantier diffus) pour l’intégralité des déchets de chantier.

Une réponse aux enjeux réglementaires du secteur du BTP

Le secteur du BTP promet d’être impacté en profondeur par la mise en œuvre de la loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire), qui a instauré un dispositif plus répressif contre les dépôts sauvages de déchets, et annonce une filière de « responsabilité élargie des producteurs » pour certains matériaux du bâtiment dès janvier 2022. En apportant des solutions pratiques aux professionnels du bâtiment, et en les accompagnant au tri et à l’orientation des déchets vers les filières de recyclage, Ecodrop souhaite se positionner comme un acteur clef de la lutte contre les dépôts sauvages, et de la réponse du secteur aux nouvelles orientations réglementaires et environnementales

Vers un déploiement national

À travers cette opération de capital développement, Ecodrop se dote de cinq millions d’euros afin d’accélérer le déploiement de sa solution digitale sur le territoire national, tout en poursuivant l’innovation de son outil digital unique et de ses fonctionnalités technologiques en faveur du recyclage. Turenne Groupe et Amundi, avec son fonds Amundi Finance et Solidarité, entrent au capital d’Ecodrop aux côtés des actionnaires historiques, Saint-Gobain et de plusieurs business angels.

Un impact sur l’environnement et sur l’emploi

L’objectif d’Ecodrop est de capter les volumes non collectés et non recyclés et de favoriser ainsi un cercle vertueux bénéfique pour l’environnement, l’économie et les emplois.

Valorisation en énergie : Les déchets, brûlés, peuvent être transformés en énergie et participer ainsi à la production d’énergie renouvelable. Si le potentiel de valorisation énergétique était exploité à son maximum, il est estimé que la méthanisation et l’incinération des déchets en France pourraient permettre de produire autant d’énergie que trois réacteurs nucléaires.

Valorisation en matière : Après transformation, les déchets peuvent constituer une nouvelle source d’approvisionnement en matières premières pour ainsi entrer dans un nouveau cycle de production.

Circuit économie circulaire BTP

Création d’emploi : Au-delà des emplois directement créés au sein d’Ecodrop, l’impact de son activité en matière d’économie circulaire produit des effets bénéfiques indirects sur la création d’emploi. Pour rappel, si 10 000 tonnes de déchets en décharge n’emploient qu’une personne, le recyclage permet d’employer 30 personnes, de tous niveaux de qualification (des emplois qualifiés dans l’éco-conception des matériaux, aux emplois les moins qualifiés comme les métiers de la collecte et du tri).

Marie Combarieu, fondatrice et présidente d’Ecodrop, explique : « Depuis la création d’Ecodrop, nous avons développé une plateforme de services qui répond aux besoins essentiels des chantiers de rénovation (des prestations adaptées, des tarifs clairs et forfaitisés, une agilité d’exécution). Le digital nous a permis d’adresser une cible diffuse et éloignée des solutions de gestion de déchets traditionnelles ; nous avons ainsi dissuadé nombre d’acteurs de la tentation du dépôt sauvage. Grace à cette levée de fonds, nous entrons dans une phase d’accélération, et endossons la responsabilité d’accompagner la transformation du secteur vers l’économie circulaire. »

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Peggy Baron - Le 2 févr. 2021
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