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Jeunes fille devant son écran de téléphone portable, avec un air triste
© Mikoto.raw-Pexels

Qui-vive-app, une application dédiée à la lutte contre le harcèlement

Le 9 févr. 2021

Qui-vive App est une start-up bretonne créée en 2020 dans le domaine du digital pour apporter des solutions de sécurité et contribuer à la réduction du harcèlement de rue et des agressions verbales.

L'application Qui-vive-app permet à la victime de prouver l’agression dont elle a fait l’objet. L’application permet, jusqu’à 20 minutes après l’événement, la restitution de l’enregistrement vocal et de son environnement sonore, pour toutes les victimes de harcèlement, escroquerie, rackets ou agressions verbales. La victime peut faire valoir ses droits. La liberté individuelle et l’intégrité des données personnelles restent garanties puisque l’application efface les données non-exploitées par l’utilisateur(trice).

Un témoignage sonore qui lutte contre le harcèlement de rue

Jean-Philippe Tible a imaginé l’outil Qui-vive-app afin de lutter contre le harcèlement de rue dont un nombre croissant de personnes sont victimes. Les menaces, les agressions verbales, les injures raciales ou encore les incivilités outrancières concernent tous âges ou sexes. L’enregistrement peut avoir été fait par la victime elle-même ou par un témoin qui décide d’en faire bénéficier la victime. Au pénal, l’enregistrement peut servir de preuves, au civil, il peut être accepté comme un élément du dossier devant le juge. « Notre ambition est d’améliorer la qualité de vie des utilisateurs en leur permettant d’agir. Le sentiment de frustration et d’impuissance face à l’injustice du harcèlement est ainsi réduit. Nous voulons contribuer à la réduction de l’insécurité, du harcèlement de rue et des incivilités verbales. » explique le créateur Jean-Philippe Tible.

Des enregistrements confidentiels et sécurisés

Jean-Philippe Tible, professionnel de la sécurité des biens et des personnes, a fait le constat que les insultes injustes et agressions verbales n’épargnent personne. Dévalorisantes, outrageantes, racistes, homophobes ou sexistes, ces agressions verbales sont fréquentes et parfois ne choquent même plus. Cette banalisation favorise la récidive des violences verbales ou physiques, menant souvent à des faits plus graves. Aujourd’hui, 95 % des victimes d’injures ne se déplacent pas dans les commissariats ou gendarmeries pour signaler ces comportements. « Il y a comme un sentiment d’impuissance latent car les victimes se trouvent souvent dans l’impossibilité de pouvoir prouver l’agression dont ils ont été l’objet » souligne le créateur. Il ajoute « Si la solution n’éradique pas l’agression, elle présente l’avantage de lutter contre l’impunité dont bénéficie souvent les agresseurs. Lorsque cette application sera largement utilisée, les agresseurs potentiels se méfieront et les insultes diminueront fortement. La sérénité et la sécurité augmenteront, c’est là notre objectif ».

Peggy Baron - Le 9 févr. 2021
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