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STYLIST SEXE

A la UNE de Stylist : le sexe, c'est comme le reste, ça s'apprend

L'ADN
Le 25 oct. 2016

[communiqué]

Fin août, c’est avec une stupéfaction digne de Christophe Colomb découvrant l’Amérique qu’a été accueillie la modélisation en 3D d’un clitoris fabriqué par la chercheuse française indépendante Odile Fillod. Tout l’été, le petit organe en forme de cintre a squatté les sites d’info et les réseaux sociaux dans l’émerveillement général. Bien que son anatomie soit connue depuis 1844, la représentation de cet organe érectile à plusieurs branches qui mesure 10 centimètres entre l’extrémité du gland du clitoris et sa racine a été saluée comme l’aube d’un jour nouveau pour la compréhension de la sexualité féminine, encore envisagée comme la dernière terra incognita (bon, ok, avec la planète Mars).

Tellement incognita que parmi les militants pour un renouveau de l’éducation sexuelle, il y en a même qui inventent de nouveaux mots pour pallier l’absence d’un vocabulaire adéquat pour décrire le plaisir féminin.

Parmi eux, l’Association suédoise pour l’éducation sexuelle a proposé l’an dernier le mot klittra, une combinaison des mots suédois clitoris et paillettes, pour décrire la masturbation féminine.

Mais ce n’est pas le seul front de bataille de ceux qui, aujourd’hui, plaident pour une refonte totale de la façon d’aborder l’éducation sexuelle et proposent une approche nouvelle, décomplexée mais technique, de l’apprentissage sexuel.

Une approche aussi nouvelle que salutaire vu que ces derniers mois, les conséquences de l’absence d’une éducation sexuelle digne de ce nom, montrée du doigt comme l’une des responsables du sexisme, des agressions sexuelles sur les campus, du slut shaming ou plus simplement d’une ignorance crasse indigne de deux mille ans d’histoire, commencent à se voir comme une vulve au milieu de la figure.

 

 

La sexualité doit s’apprendre tout au long de la vie, ce n’est pas inné.
Cette semaine Stylist nous explique pourquoi.

L'ADN - Le 25 oct. 2016