habillage
Affichage néon du logo du fabricant de cigarette électronique, Juul
© Jordan Whitfield via Unsplash

Bye bye Juul ! La ville de San Francisco interdit la vente de e-cigarettes

Le 24 juin 2019

La ville de San Francisco vient de voter l’interdiction des e-cigarettes dans sa ville. Une mesure pour protéger les moins de 21 ans de cette nouvelle forme de tabagisme.

Originaire de San Francisco, le fabricant de e-cigarette Juul Labs n'est pas en bon terme avec la ville qui l'a vu naître. Et ça ne risque pas de s'arranger. Le 18 juin 2019, San Francisco a voté l’interdiction des e-cigarettes dans sa ville. Pourquoi ? Faire en sorte que les jeunes ne commencent pas le tabagisme par là. En raison d’un vide juridique sur ce type de produits, des abus marketing ont eu lieu à plusieurs reprises. Des marques comme IQOS ont été critiquées pour leur campagne digitale visant une très jeune clientèle.

Les e-cigarettes interdites jusqu'en 2021

San Francisco devient ainsi la première ville des États-Unis à appliquer une telle directive sur son territoire. Par conséquent, la présence de magasins de e-cigarette, ainsi que la livraison de ces dernières sont prohibées. L’interdiction devrait être maintenue, jusqu’en 2021. Le choix de cette date n’est pas un hasard. Il s'agit de la date choisie par la Food and Drug Administration, l’organisme national chargé de délivrer les autorisations de vente sur le sol américain. Après cette date, les fabricants de e-cigarettes devront faire renouveler leur autorisation au niveau national.

Juul contre-attaque

Pour contrer cette décision de la ville de San Francisco, la marque Juul a entamé une pétition pour établir un âge légal pour la vente de e-cigarettes au lieu d'interdir le produit à tous. Si la pétition reçoit 9 500 signatures d'ici le 8 juillet 2019, les élus de San Francisco devront se prononcer de nouveau sur la mesure en novembre 2019. Véritable phénomène, Juul n'a donc pas l'intention de se laisser faire. Et pour cause ! Le fabricant de cigarette est évalué à 38 milliards de dollars depuis que le géant du tabac Altria a pris une participation de 35 % à son capital en décembre 2018.

Simon Offen - Le 24 juin 2019
À lire aussi
premium 2