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© Romain Del Buono - Pixabay

Le ministère de la transition écologique lance le label « anti-gaspillage alimentaire »

Le 5 janv. 2021

Le 24 décembre 2020 la France a adopté un décret visant à encadrer le label « anti-gaspillage alimentaire » mis en place dans le cadre de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (AGEC).

Le ministère de la transition écologique a annoncé le lancement du label national « anti-gaspillage alimentaire ». Le décret adopté est principalement destiné aux secteurs de la distribution alimentaire (supermarchés) et de la restauration collective (cantines…). L’objectif est de réduire le gaspillage alimentaire de 50% par rapport à 2015 et d’ici 2025. Et d’ici 2030 pour les secteurs de la consommation, transformation, production et restauration commerciale. Grâce à ce Label, les consommateurs seront informés sur les pratiques anti-gaspillage mise en place par les entreprises de distribution et restauration.

« Ce label créé par la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (AGEC) permet de valoriser des initiatives vertueuses et vise à accompagner les objectifs ambitieux définis par la loi. Il prévoit notamment la validation des référentiels intégrant les plans de contrôles par arrêté ministériel, ou encore la désignation des organismes de certification par la ministre de la Transition écologique », écrit dans un communiqué ce même ministère. 

Réduire le gaspillage alimentaire

Selon la définition initiée par Le Pacte national en 2013 : « Toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à un endroit de la chaîne alimentaire est perdue, jetée, dégradée, constitue le gaspillage alimentaire ». Selon l'ADEME, en France chaque année près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont gaspillées, soit l’équivalent de 150 kg/hab./an. Dans les ordures ménagères et assimilées, on trouve l’équivalent de 20 kg/hab./an de déchets alimentaires, dont 7 kg de produits alimentaires encore emballés. Toujours selon l'ADEME, la réduction du gaspillage répond à un triple enjeu :

« Environnemental : à l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays dont le niveau d’activité se situerait en 3e position juste après celui de la Chine et des USA, en autre du fait de l’énergie nécessaire pour produire, transformer, conserver, emballer, transporter… C'est également un gaspillage de ressources naturelles conséquent et notamment d'eau ;

Economique : le gaspillage alimentaire c’est inévitablement un gaspillage d’argent et il coûte cher : entre 12 et 20 milliards d’euros par an en France soit l’équivalent de 159 euros par personne pour les seuls ménages ;

Ethique et social : jeter de la nourriture est d’autant plus inacceptable dans la perspective d’une crise alimentaire mondiale, mais aussi dans le contexte social actuel propre à chaque pays y compris en France où l’on estime qu’1 personne sur 10 a du mal à se nourrir. »

Peggy Baron - Le 5 janv. 2021
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