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Un mouton au premier plan. Un tableau vert avec une fausse équation mathématique.
© Michal Matlan

L’AFP remporte trois projets européens de lutte contre la désinformation

Le 28 mai 2021

La Commission européenne vient de sélectionner l’Agence France Presse à l’issue d’un appel d’offres pour participer à trois programmes européens sans précédent de lutte contre la désinformation, en France, en Europe de l’Est et au Benelux. 

L'AFP engagée dans la lutte contre la propagation des fausses informations

Les projets, appelés à démarrer à la rentrée, visent à créer des plateformes nationales ou transnationales et pluridisciplinaires associant universitaires, médias spécialisés dans le fact-check et spécialistes de l’éducation aux médias.

Pour la première fois, le public de ces pays aura accès à des sites où il pourra à la fois découvrir des fact-checks en temps réel sur les fausses informations principales de la semaine, avoir accès à des recherches menées par des universitaires sur la désinformation et apprendre à débusquer lui-même les fausses nouvelles grâce à des outils et tutoriels mis à leur disposition.

« L’AFP est fière de participer à cette initiative innovante de mise en réseau des acteurs de la lutte contre la désinformation, de cartographie des réseaux qui alimentent l’internet en fausses nouvelles, de décryptage de leurs stratégies et de l’impact de ce phénomène sur nos sociétés, c’est un enjeu majeur pour nos démocraties », a souligné le PDG de l’AFP, Fabrice Fries.

Des hubs contre la désinformation

En France, l’AFP travaillera avec le médialab de Sciences Po Paris, le CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information) et les principaux fact-checkeurs présents dans le paysage médiatique français. En Pologne, République tchèque et Slovaquie, l’AFP sera associée notamment à l’Université Charles de Prague et à l’Institut de recherche slovaque KInIT qui travaillera à une amélioration des algorithmes détectant la désinformation. Enfin, en Belgique et au Luxembourg, le consortium compte notamment la Vrije Universiteit de Bruxelles et RTL au Luxembourg.

Ces « hubs contre la désinformation » seront connectés à l’Observatoire européen des médias numériques (EDMO), lancé l’an dernier par l’Union européenne et basé à Florence en Italie.

À ce jour, l’AFP dispose d’une centaine de journalistes chargés des investigations numériques, couvrant près de 85 pays, en interaction permanente avec les autres journalistes du réseau mondial de l’Agence. L’AFP fait partie de l’International Fact-Checking Network, qui établit les principes devant être suivis par les fact-checkeurs. Elle fait également partie du programme de fact-checking de Facebook pour identifier et signaler les fausses informations présentes sur le réseau social.

Léa Boulay - Le 28 mai 2021
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