habillage
Visuel de la couverture du rapport de l'ONG ASPI
© ASPI

H&M rompt avec un fournisseur chinois accusé d'exploiter des Ouïghours

Le 17 sept. 2020

Le géant Suédois de prêt-à-porter H&M a annoncé cesser toute relation avec un producteur de fil chinois accusé de « travail forcé » de Ouïghours.

Après avoir annoncé interrompre ses relations commerciales avec un fabricant chinois accusé de faire travailler sous la contraintes des Ouïghours, l’enseigne va plus loin en indiquant qu’elle ne s’approvisionnerait plus avec les fabricants de la province chinoise du Xinjiang, qui est la plus grande zone de production de coton chinoise.

80 marques soupconnées d'être impliquées dans le travail forcé des Ouïghours

Cette décision fait suite à la publication en mars 2020 d’un rapport du Think Tank Australian Strategic Police Institute (ASPI), ONG australienne, qui avait révélé qu’au moins 27 usines chinoises faisaient travailler sous la contrainte des membres de la minorité Ouighours.

Le rapport désignait H&M comme bénéficiaire du fabricant Huafu, qui possède une usine de fabrication de fil dans la province d’Anhui, à l’est de la chine. Le fabricant est accusé de recourir à un programme de travail forcé des Ouighours. D'autres groupes sont également épinglés dans ce rapport, comme Apple, Nike, Alstom, Lacoste, Gap…

Couverture du rapport du Think Tank Australian Strategic Police Institute (ASPI)

Bien que H&M ait assuré dans un communiqué n’avoir aucune relation avec cette usine, l’enseigne a toutefois reconnue avoir une « relation commerciale indirecte avec un moulin » situé à Shangyu dans la province Zhejiang (sud de la Chine), appartenant à Huafu Fashion.

Le Groupe a déclaré : « Même s'il n'y a aucun signe de travail forcé dans ce moulin de Shangyu, nous avons décidé, en attendant d'avoir plus d'informations sur ces allégations de travail forcé, d'éliminer progressivement cette relation commerciale avec Huafu Fashion Co, indépendamment de la situation et de la spécialité, pour les prochains douze mois », a ajouté le groupe en assurant qu'il allait mener « une enquête dans toutes les fabriques de vêtements avec laquelle (il) travaille en Chine ».

Peggy Baron - Le 17 sept. 2020
À lire aussi
premium2
premium2