habillage
actu_22802_vignette

Urban Outfitters se prend une belle veste

Le 17 sept. 2014

Les marques manquent souvent de délicatesse et de tact. Pour s’assurer de bonnes ventes, ou générer du trafic, certaines ont recours à un moyen de communication infaillible mais dangereux : le bad-buzz.

S’attirer toutes les foudres pour susciter l’attention ou suivre le dicton de Léon Zitrone "Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel c'est qu'on parle de moi", telle est leur mentalité quitte à blesser, insulter ou souiller les consciences collectives.

Ainsi American Apparel n’hésite pas à exhiber (encore une fois) la nudité la plus intime de la femme pour faire vendre ses produits tout en étant sûr que les féministes les plus agressives seront malgré elles des outils de communication.

Inutile également de revenir sur le scandale de cet été de Zara et son pyjama collection Auschwitz-Birkenau dont l’énormité est si grande et le sujet si sensible que c’est à se demander si dans l’imaginaire des marketeurs, les consommateurs ont une mémoire.

Mais l’erreur de Zara peut paraître futile comparée aux multiples provocations d’Urban Outfitters qui remporte la médaille du mauvais goût. Médaille ou étoile, la marque s’était illustrée en avril dernier pour avoir produit un tee-shirt jaune muni d’une étoile sur la poitrine, similaire à celle de David. Et elle n’en est pas à son premier coup de poing : tee-shirt pro-ana portant l’inscription Eat less ou Depression ou encore l’option couleur Obama/Black sur son site marchand... (Source)

Hier, la bêtise a atteint son comble avec une énième « erreur » de sa part qui a soulevé les réseaux sociaux. La marque de vêtements a commercialisé sur son site un tee-shirt « vintage » maculé de faux sang et portant le logo de l’université américaine Kent State. Cette même université où une fusillade avait eu lieu en 1970 lorsque la Garde Nationale avait ouvert le feu contre des étudiants manifestant contre la guerre au Cambodge. Quatre personnes y avaient trouvé la mort. Un boycott de la marque et de nombreuses critiques l'ont poussé à retirer le produit de la vente. Sous forme d'excuses, elle a même osé déclarer sur son compte Twitter qu’elle n’avait nulle intention de faire référence à ces évènements tragiques.

Pour améliorer son référencement SEO, le scandale semble être sa marque de fabrique. Alors quel sera le prochain?  Le pantalon World Trade Center ou les chaussures Run Fast Utoya ?

 

Source image Twitter

 

Capture écran de la page Twitter d'Urban Outfitters

L'ADN - Le 17 sept. 2014