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Un drone chez les cheminots

Le 11 nov. 2013

Le SNCF teste des drones pour inspecter les ouvrages d’art. Une première dans le secteur ferroviaire.

 

Le 5 novembre, SNCF, en partenariat avec EDF, a procédé à des tests de drones pour inspecter le viaduc ferroviaire de Roquemaure, entre Orange (Vaucluse) et Roquemaure (Gard), sur la ligne à grande vitesse Paris-Marseille. Cette expérimentation a été réalisée dans le but de réduire considérablement le temps d’inspection (1 à 2 jours) sans affecter l’exploitation ferroviaire.

L’inspection et la maintenance du viaduc, d’une longueur de 680 m, dont 370 m au-dessus du Rhône, sont réalisées tous les ans par un engin circulant sur la voie, équipé d’une nacelle permettant de descendre sous le viaduc, afin de surveiller l’état du béton et l’apparition  d’éventuelles microfissures. Une opération minutieuse qui nécessite en général plusieurs nuits pour inspecter la totalité de l’ouvrage d’art,  en fonction du temps disponible pour avoir accès aux voies, sur lesquelles circulent les TGV et, la nuit, des trains de travaux. De plus, le viaduc de Roquemaure possède plusieurs caractéristiques qui compliquent sa surveillance puisqu’une de ses piles est immergée ;  deux travées sont au-dessus de l’eau, ce qui nécessite l’accord de Voies navigables de France (VNF) pour leur inspection ; et différents dispositifs lourds doivent être mobilisés pour l’examen de l’ouvrage (échafaudage,  nacelle...).

L’inspection du viaduc à l’aide d’un aéronef léger améliore donc considérablement les conditions d’inspection. Si les tests effectués le 5 novembre sont concluants, les drones pilotés à distance pourraient trouver là leur première application ferroviaire : agile, d’un usage très réactif, se déplaçant dans des zones difficilement accessibles, le drone permettra, en autres, en cas d’aléas, de localiser « d’un coup d’aile » les dégâts sur les voies après le passage d’une tempête ; d’inspecter des parois rocheuses escarpées ; de surveiller des caténaires ;  de détecter rapidement des obstacles sur la voie en cas d’intempéries (chutes de rochers, d’arbres...) ou des actes de malveillance ; de surveiller l’évolution de la végétation ; ou encore de prévenir contre les intrusions de tout ordre.

 

Adrien de Blanzy - Le 11 nov. 2013