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Publicis explique les bonus de son président

Le 29 avr. 2015

Le conseil de surveillance du groupe Publicis a justifié jeudi dernier le versement de 16 millions d'euros de rémunération différée à Maurice Lévy, qu'avait rendu publique latribune.fr

"Le président du directoire de l'agence de publicité va recevoir cette année un bonus "différé.  Maurice Levy va recevoir le plus gros chèque de sa vie : près de 16 millions d’euros" lançait le 26 mars dernier latribune.fr. 

Le Conseil de Surveillance du groupe Publicis a tenu via un communiqué (ci dessous), a donné les raisons de ce bonus différé.

"Le Conseil de Surveillance de Publicis Groupe tient à rappeler que les décisions prises sur la rémunération de Maurice Lévy, Président du Directoire, sont fondées, responsables et conçues dans l'intérêt du Groupe, de ses salariés et de ses actionnaires. Engagé depuis 40 ans dans le développement de Publicis, d'abord aux côtés de son fondateur, Marcel Bleustein-Blanchet, disparu en 1996, Maurice Lévy est l'artisan de l'extraordinaire expansion du Groupe.    Alors qu'en 2003 le Groupe restructurait son capital et amorçait sa grande mutation, le Conseil de Surveillance a souhaité que Maurice Lévy reste à la tête du Groupe pendant une longue période afin de mener à bien la transformation de Publicis. A cet effet, le Conseil a mis en place un mode de rémunération avec une forte part variable répondant à deux objectifs :

réaliser une surperformance par rapport à la concurrence et s'attacher la présence de Maurice Lévy pendant les 9 années à suivre, en différant le versement d'une partie de cette rémunération variable à la fin de cette période.

Cette part variable repose non seulement sur des objectifs quantitatifs et vérifiés mais également, pour la partie la plus importante - condition beaucoup plus contraignante -, sur la comparaison avec ses principaux concurrents mondiaux : WPP, Omnicom et Interpublic. Ces exigences s'appliquent aux deux critères qui font le succès d'une entreprise : sa croissance organique et sa profitabilité.

La rémunération de Maurice Lévy a toujours fait l'objet d'une communication régulière aux actionnaires et au marché, en toute transparence. Les clauses correspondantes figurent dans le document de référence depuis 2005. Soumises au vote de l'Assemblée Générale des actionnaires en 2008, ces clauses ont été adoptées à 78,95% et 99,85% des votes.

Le Conseil de Surveillance oùsiège depuis toujours un membre du personnel tient également à rappeler que Maurice Lévy ne bénéficie d'aucune retraite supplémentaire dite retraite chapeau et qu'il n'a participé à aucune des discussions du Conseil ou du Comité de rémunération à son sujet.

Pour mesurer l'action de Maurice Lévy à la tête de Publicis Groupe, le Conseil tient à rappeler des faits objectifs : au décès de Marcel Bleustein-Blanchet, Publicis réalisait 560 millions d'euros de revenu et environ 23 millions de résultat net. Fin 2011, le revenu a été multiplié par plus de 10 à 5,8 milliards d'euros et le résultat net multiplié par 26 à 600 millions d'euros.

Dans le même temps, le Groupe est passé du 14ème au 3ème rang mondial des groupes de communication.

Il faut souligner que cette croissance a permis de multiplier par 9 le nombre d'emplois du Groupe avec 54000 collaborateurs aujourd'hui alors qu'ils n'étaient que 6000 en 1996. Sur la même période le Groupe a doublé ses effectifs en France.    Et en 15 ans, la capitalisation de Publicis Groupe a été multipliée par 20. Le Conseil rappelle que cette remarquable expansion du groupe Publicis est due pour une large part à la créativité, l'esprit d'initiative et au travail inlassable de Maurice Lévy à la tête des collaborateurs de Publicis. Le Conseil de Surveillance tient à remercier Maurice Lévy de son engagement total pour Publicis depuis plus de 40 années et à lui renouveler son absolu soutien et sa confiance."

 

L'ADN - Le 29 avr. 2015
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