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Miss Ko ouvre l'appétit

Le 26 févr. 2013

Miss Ko règne en maîtresse sur la nouvelle cantine asiatique éponyme imaginée par Philippe Starck à Paris. Un restaurant qui tire ses racines et son identité d'un imaginaire cinématographique.

Situé au  49/51 avenue George V dans le 8ème à Paris, Miss Kō est un restaurant imaginé sur le modèle d'un scénario. Une œuvre globale dont le metteur en scène est Philippe Starck et l’héroïne principale la mystérieuse Miss Kō. A la fois restaurant, cantine, salon thé, endroit de fêtes ou scène artistique, Miss Kō symbolise les interactions non seulement dans sa cuisine et dans les styles décoratifs mais dans tout ce que les hommes peuvent avoir à échanger ou simplement à donner et à partager.

Le lieu, imaginé par Claude Louzon (PDG et co-fondateur du Paradis du Fruit),  reproduit une « food street » nocturne et déjantée, qui décline sur 500m2, différentes façons de s’approprier le lieu. Philippe Starck se serait, par ailleurs, inspiré de l’atmosphère de Blade Runner pour penser l’espace avec ces cuisines ouvertes, ces effets de saturation visuelle et cette impression de ne plus savoir réellement où l’on se trouve.

La cuisine exhale des parfums mêlés d’Extrême Orient et d’Occident, qui émanent des préparations élaborées à six mains, par Fabrice Monot, Chef exécutif, qui a invité Linda Rodriguez (Bond Street New-York, Hachi Las Vegas) et Martin Swift (Nobu Londres). Rami Mekdachi a même été recruté en tant que spécialiste odeur pour envouter les lieux d’un parfum doux et sucré.

Un immense bar à manger de 26 mètre de long, composé d’une centaine de petits écrans, diffuse en continu les journaux télévisés asiatiques. Il a été pensé par le designer et le label Dalbin. Au-dessus trône une immense fresque aux allures de manga futuriste signée David Rochline. Ce travail qu’il désigne comme « beau bizarre » est le fruit d’une collaboration mûrie que Starck voulait provoquer depuis de nombreuses années.

Cette « food street » prend vie grâce au morphing de visages asiatiques projetés sur le mur de béton. Ce relief est mis en lumière par l’éclairagiste Jean-Philippe Bourdon.

L’agence anglaise GBH a créé l'identité graphique autour de Miss Kō : « un symbole jeune, sexy mais éternellement mystérieux de l'Asie et la réalisation de ses traditions et de son étrangeté », explique le directeur artistique Peter Hale GBH. Shootée par le photographe de mode Uli Webber, dans le noir, nue, elle arbore des tatouages traditionnels japonais, propre aux compagnes de Yakuza. Ceux-ci ont été réalisés par Horikitsune (Alex Koffuu reinke), un européen qui a passé quinze ans auprès du maître de l'Irezumi, Horiyoshi III.

Le logo du restaurant est composé de neuf grains de riz, chacune représentant l'un des pays qui a inspiré la création du menu Miss Kō. La carte des cocktails est personnalisée : elle s’apparente à un petit carnet où fourmillent des dessins de chimères et de monstres ; la carte des desserts, quant à elle, met en scène des photos de jeunes enfants asiatiques.

Miss Kō invitera des artistes liés à des domaines variés comme la cuisine, le design, la mode pour que l’excitation soit constante et l’effervescence, permanente.

 



 

L'ADN - Le 26 févr. 2013
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