habillage
Visuel de la campagne #JusteUnMur
© Camille Huguenot

« Innocence en Danger » et Rosapark brisent le mur du silence

Le 26 oct. 2020

Parce que les chiffres sur les violences faites aux enfants sont alarmants, « Innocence en Danger » et Rosapark lancent une campagne pour sensibiliser le grand public au rôle des voisins et à l’importance du signalement via le numéro d’urgence le 119 #JusteUnMur.

Chaque année, de nouvelles campagnes de sensibilisation sont développées par le Ministère des Solidarités et de la Santé ou par des associations pour sensibiliser les Français au rôle du signalement. Malgré cela, les Français ont toujours peur de signaler. Parce qu’on a du mal à croire qu’autant de violence soit possible, aussi proche de chez nous. Parce que signaler signifie s’immiscer dans la vie privée des gens. Parce qu’on a peur de se tromper. Parce que signaler semble signifier « dénoncer ».

Pourtant dans la plupart des cas de violences faites aux enfants, les voisins auraient peut-être pu empêcher le pire en appelant le 119, numéro dédié à ce type de situations.

Campagne de sensibilisation : « juste un mur »

Face à ces constats est née l’idée de la campagne de sensibilisation « juste un mur ». Une installation physique des murs qui ont séparé les victimes de leurs voisins. Le 22 octobre 2020, ce sont donc 3 murs représentant 3 histoires tragiques qui ont été érigés Place de la République à Paris. Sur la tranche du mur, un panneau raconte en quelques lignes ces histoires tragiques et matérialise la distance d’à peine 30 centimètres, qui séparait l’enfant du voisin. Et comme un drame peut arriver tout près de chez vous, le message est clair : « Si vous avez un doute, appelez le 119 ».

Pas de culpabilisation, mais plutôt un appel aux Français, un appel à la responsabilisation, pour qu’ils se mobilisent contre cette violence.

 

Visuel de la campagne #JusteUnMur

Les violences faites aux enfants, une triste réalité

  • En France, 1 enfant meurt tous les 5 jours sous les coups d’un proche. (Etude « L’Inspection générale interministérielle du secteur social » - 2019).
  • 80% des mauvais traitements sont infligés par les proches (Etude The Lancet - 2015).
  • 1 français sur 3 (36%) des Français estiment qu’au cours des dernières années, un cas de maltraitance d’enfant s’est probablement ou certainement produit dans leur entourage. (Etude Harris Interactive pour l’association L’Enfant Bleu – Octobre 2017).
  • 60% des personnes soupçonnant des maltraitances dans leur entourage n’agissent pas . (Association Enfant Bleu - 2018).

Peggy Baron - Le 26 oct. 2020
À lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.