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Indignez-vous avec Leg

Le 29 avr. 2015

Pour ses dix ans, Leg lance un pavé dans la mare. L’agence annonce clairement son boycott du système des appels d'offres.

Mercredi soir, l’agence a publié une diatribe sur sa page Facebook : elle dénonce de manière radicale le processus des appels d’offres qui entraine des coûts faramineux pour les structures, alors que le plus souvent la partie est jouée d’avance.

Un sujet visiblement sensible dans le petit monde des pubards. Les réactions sont unanimes : chacun félicite, à sa manière, l’agence pour le courage et la justesse de ses propos.

Leg s’est même payé le luxe, hier, de diffuser le texte en pleine page dans l’hebdomadaire Stratégie et Le Figaro Economie. Culotté !

 

 

Gabriel Gaultier, président et directeur de la création de Leg a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions:

DN: La démarche est courageuse, pourquoi ce coup de gueule ?

Gabriel Gaultier:  Il n'y a rien de particulièrement courageux et ce n'est pas un coup de gueule. Nous ne sommes pas contre les compétitions en tant que telles: elles nous ont permis de grandir.

Nous disons simplement qu'aujourd'hui nous n'en voulons plus:

. Parce que nous sommes arrivés à un stade où nous avons assez de clients.

. Parce que les temps ont changé et que les "compétitions passives" ne correspondent plus à l'ère digitale.

. Parce que la crise, la frilosité et les logiques de réseau ont dénaturé cet exercice jadis fair play en marathons truqués inutiles et coûteux.

 

En résumé, nous aurions de toutes manières décidé d'arrêter ET il se trouve que l'absurdité du contexte nous y encourage. Si je refaisais aujourd'hui une agence à partir de rien, il est clair que je serai handicapé par ce contexte, ce qui nous ammène à la deuxième question.

 

DN: Pensez vous que le marché des agences pourrait se structurer afin d’obtenir que les appels d’offres soient rémunérées ?
Gabriel Gaultier: Il est clair qu'un cadre très strict de rémunération devrait encadrer les compétitions aujpourd'hui. Les annonceurs et les institutions y réfléchiraient à deux fois si il y avait un ticket à 50 000 euros d'entrée pour consulter la crème des agences parisiennes. Mais c'est un serpent de mer si vieux qu'il ne pourrait même pas servir de chambre à air! Cela fait dix ans que j'entends l'AACC réclamer cela: il n'y a aucune solidarité, aucun respect du métier qui nous lient aujourd'hui et c'est bien dommage.

 

DN: Quelles ont été les réactions de vos clients, de l’extérieur, rapport à cette diffusion ?

Gabriel Gaultier: Les réactions sont excellentes au-delà de nos espérances et nous engrangeons déja les résultats de cette "prospection active".

 

 

 

L'ADN - Le 29 avr. 2015
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