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DDB, du vent dans les voiles

Le 29 avr. 2015

DDB Paris, vient d’emménager rue de la Condamine dans le 17° arrondissement de Paris. Rencontre avec les co-présidents de l'agence, Matthieu de Lesseux et Jean-Luc Bravi.

DDB Paris, vient d’emménager rue de la Condamine dans le 17° arrondissement de Paris. Rencontre avec les co-présidents de l'agence, Matthieu de Lesseux et Jean-Luc Bravi.

Vous venez d’emménager rue de la Condamine : quelles en sont les raisons et quelle sera la philosophie de ce lieu ?

Jean-Luc Bravi : L’immeuble du 55 rue d'Amsterdam était bien placé mais avait été pensé pour les années 90 et séparait chacune des entités du groupe DDB. L'agence DDB Paris occupait quelques étages, mais cela manquait d’un sentiment d’appartenance. Par ailleurs, cet immeuble n’était plus pensé pour le métier que nous faisons : un métier d’échanges. En effet, avec l'arrivée du digital, de nouveaux métiers sont apparus, davantage de gens différents doivent collaborer ensemble, ce qui n’était pas forcément le cas il y a quelques années. Aujourd’hui, nous avons fait le choix de bureaux ouverts, favorisant ainsi l'esprit "place du village".

Les idées peuvent ainsi plus facilement se partager, progresser et se transformer.

Il est certain que cet immeuble est un miracle car tous les indicateurs nous poussaient à sortir de Paris. En effet, il existe très peu d’offres immobilières capables de recevoir correctement 470 personnes! Enfin et surtout, en sortant de Paris, certaines personnes ne nous auraient pas suivies.

 

Matthieu de Lesseux : Historiquement DDB a toujours été dans Paris; rester dans la Capitale avait donc tout son sens. Pour nous, il était primordial d'offrir à nos salariés le fait de pouvoir travailler dans un lieu agréable, lumineux, bien organisé et qui ne déstabilise pas trop leur quotidien dans les transports notamment. La Condamine n’est pas très loin de St Lazare par exemple. Comme le dit Jean-Luc, nous sommes dans une époque où l’on a besoin de travailler beaucoup plus vite et de manière plus collaborative. Il nous fallait donc un lieu qui soit plus en open space, qui respire, un lieu ouvert pour que les échanges soient facilités.

Même si tout cela nous paraissait évident, nous avons dû convaincre notre actionnaire Omnicom de l’importance de ce choix. Ce fût donc un petit bras de fer avec lui.

 

Avez-vous réellement la volonté d’ouvrir le Café situé à l’accueil au public?

Jean-Luc Bravi: Nous ne voulions pas d’accueil classique ressemblant à ceux de certaines sociétés. Nous sommes une agence, nous sommes censés avoir des idées, amener un grain de folie… Cette idée de mettre un vrai bar parisien à la place d’un accueil plus traditionnel nous ressemblait plus.

 

Matthieu de Lesseux : Il y a de plus en plus de lieux à Paris comme « merci » ou « Rafa », qui sont initialement des boutiques mais qui mixent plusieurs expériences. Nous avons très vite, et tout naturellement imaginé l’idée du bar. Cela nous correspondait vraiment.

Le bar est un lieu de partage où l’on se retrouve. Notre objectif est de pouvoir l’ouvrir à l’extérieur de 17 h à 20h. Nous travaillons sur cette possibilité, mais ce n’est pas simple d’obtenir la Licence.

 

Jean-Luc Bravi: C’est une attention portée aux clients. Si je reprends l’exemple de Rafa à NewYork : la boutique est très agréable, tenue par des passionnés de vélo. On y trouve ainsi un bar très accueillant avec une TV, des vêtements vintage, de la presse. Et accessoirement, on y achète quelque chose. Une balade en soi. Un endroit à visiter.

 

Matthieu de Lesseux : Depuis notre arrivée, notre « café » rencontre un vrai succès aussi bien auprès de nos salariés que de nos clients. C’est véritablement un lieu convivial ouvert sur l’extérieur, un lieu d’échange, de proximité. Avoir fait l’accueil en bar donne clairement l’impression que tout le monde est le bienvenu. Il y a de moins en moins de distance au sein des différents départements de l’agence, les rapports humains ont déjà changés. Avec ce déménagement, on gagne en proximité.

Enfin, on envisage également de pouvoir utiliser cet espace pour animer des conférences par exemple.

 

Quels sont les enjeux de DDB pour cette année 2014 ?

Jean-Luc Bravi: Avant, il y avait des prévisions à un an, deux ans... maintenant nous sommes à 3 mois! L’année dernière, nous avons été en défense sur des grands comptes comme Bouygues Télécom, Picard, Président, ce qui nous a demandé beaucoup d’énergie, c’était une année positive mais chargée!

L’agence a su se remettre en cause. Les budgets ont été regagnés. Au même moment V nous a rejoint et nous avons déménagé.

Nos nouveaux bureaux apportent une réelle excitation et un regain d'énergie nous permettant de nous reconcentrer sur les nouveaux projets de l'agence.

 

Matthieu de Lesseux : Nous avons les idées claires sur ce que nous voulons faire mais nous préférons ne rien dire pour le moment.

2014 est une année dure pour beaucoup de monde. La pression est là et nos clients souffrent avec cette crise. Nous avons démarré l’année avec quelques beaux succès  en new bizz comme BeinSport, Radio France, Jaeger-LeCoultre, par exemple.

Ce déménagement a reboosté tout le monde. Cela nous met « du vent dans les voiles ».

 

Matthieu de Lesseux, il y a un peu plus d’un an, vous nous parliez de Brand Utility, est-ce toujours d’actualité ?

Matthieu de Lesseux : C’est toujours le cas mais cela reste des projets qui ne sont pas faciles à faire vivre car ils impactent lourdement l’entreprise. Outre le coût que cela représente, créer un nouveau service digital qui change une habitude consommateur, ne se fait pas avec une gouvernance qui ne fonctionne pas correctement et nécessite une bonne connaissance des enjeux qui sont importants.  Changer une expérience client demande du temps et des investissements.

 

 

 

 

 

L'ADN - Le 29 avr. 2015
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