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Cannes Lions ou l'effet Sid Lee

Le 29 avr. 2015

La France a pulvérisé son record sur cette édition cannoise 2014. Sur 86 Lions remportés, Sid Lee rentre à Paris avec 15 prix. Rencontre avec ses dirigeants que "le marché pub n'a pas vu venir."

Johan Delpuech, Sylvain Thirache, Alex Pasini sont sur "un nuage".   L'agence revient en effet du Festival des Cannes Lions avec une belle moisson de Lions: 15 au total dont un Or pour Assassin Creeds IV.

 

Si la campagne réalisée pour Ubisoft a été largement primée, une autre satisfaction du trio est de voir récompenser la campagne de BNP Paribas réalisée, il y a tout juste un an, pour Roland Garros et celle de Batman pour « the Joker’s job interview »  pour Warner Bros.  

« Ces victoires sont collectives. Celles des annonceurs, des commerciaux, des producteurs, ce n’est pas que l’affaire des créatifs.  Sur BNP Paribas, c’est notre histoire à tous. Tous les teams créatifs de notre agence sont récompensés sur cette édition. Ces 15 Lions ne priment pas un seul et même projet, mais trois qui sont totalement différents. Sur Assassins Creed’s par exemple, c’est sur le film, le digital et l’événementiel. Cela prouve que nous sommes sans frontières d’un point de vue métier mais aussi ici au niveau des catégories. », explique Yohan Delpuech DG de Sid Lee.

« Ce qu’il faut retenir, ce qui est beau, c’est que cela récompense toute l’agence et démontre bien le pouvoir du travail collectif. » enchaine Alex Pasini, directeur de la stratégie à l’agence.

 

Pour BNP, la campagne intitulée "We were there", avait pour objectif de célébrer les 40 années de partenariat entre la banque et Roland Garros. 

Elle avait surtout ranimé bien des souvenirs: ceux des anonymes et des stars de tennis via la plateforme wearetennis et en télévision. Pour cette campagne l’agence a remporté quatre Lions en Brand Content, deux en Media et un en Direct.

« Notre agence a 5 ans, ce Cannes valide un peu notre modèle. Nous n'avons pas choisi de faire la course aux Prix, même si nous savons que cela fait parti du jeu. Nous sommes parvenus à construire des campagnes solides sur des marques internationales comme Ubisoft et sur une banque.

Depuis le début, j’ai toujours dit que nous ne travaillerions pas sur les grandes causes, j’ai du mal à aller chercher des prix sur ces sujets. C’est un peu plus long mais cela finit par arriver », Sylvain Thirache, directeur de la création et fondateur de l'agence Sid Lee Paris. 

Car au-delà de cette première victoire, les dirigeants gardent les pieds sur terre. Ils sont heureux de ces gains collectifs mais sont certains de voir aussi émerger une nouvelle catégorie d’agence dont Sid Lee fait partie.

« Si nous regardons des agences comme la nôtre ou Buzzman, notre taille et notre créativité nous permet de réaliser des choses que d’autres ne peuvent pas faire à cause de leur taille ou des contraintes du réseau dont elle font partie. On a un terrain de jeu qui est sans frontière, d’un point de vue créatif notamment » ajoute Yohan Delpuech

 

Associé monde de Sid Lee, fondateur de Sid Lee Amsterdam, Alex Pasini qui a rejoint l’équipe parisienne depuis 9 mois, insiste sur la qualité de la création française : « Je trouve qu’il y a une force dans la créativité globale française. Dans cette industrie, il y a un talent énorme en France, le travail des producteurs français notamment tels qu’Iconoclast ou des Télécréateurs, pour ne citer qu’eux, est un des plus pointu au monde. »

 

De son côté, Sylvain Thirache revenant sur les palmarès, observe et déplore sur cette édition cannoise une perte de vitesse de la catégorie Press : « plus personne ne s’intéresse au print, c’est un media complètement délaissé. Il y a des campagnes fausses qui permettent du coup de faire ressortir d’autres campagnes. A nous de nous ré-intéresser au print».

« Contrairement aux années précédentes, il n’y a pas eu de grosses plateformes de nouvelles marques avec des orientations. Les annonceurs vont-ils davantage avec les producteurs ou les agences indépendantes ? Est-ce une tendance ? », s’interroge Alex Pasini. Néanmoins l'agence reste admirative du travail récompensé sur Harvey Nichols ou Honda, grands vainqueurs du Festival. 

 

Next step

L’agence poursuit son chemin notamment sur Absolut et Red Bull France (qu’elle vient de remporter). « J’aime bien entendre dire de la profession comme cela a été le cas ces derniers jours « On ne vous a pas venu venir ». Nous vivons un joli moment. Mais on ne se bat pas pour les prix, nous sommes focusés sur le travail » rajoute Sylvain Thirache

« Nous avons une vision qui est la même depuis le premier jour, celle de fournir un beau travail sur des marques « cool », sans idées préconçues concernant la façon d’exercer notre métier, mais plutôt de trouver l’idée de demain pour les marques. Finalement nous allons poursuivre dans cette direction. », conclut Yohan Delpuech. 

 

We were there from L'ADN on Vimeo.

 

 

The job interview from L'ADN on Vimeo.

 

 


L'ADN - Le 29 avr. 2015