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Affiche de la campagne d'Amnesty International
© Amnesty International

« Il n’y a pas de violences policières, combien de fois faudra-t-il vous le matraquer ?»

Le 12 nov. 2020

Cinq jours avant le début de l’examen par les députés de la proposition de loi dite de « sécurité globale », Amnesty International France et l'agence DDB Paris lance une campagne pour alerter sur le « déni du gouvernement face aux violences policières ».

Il y a deux jours, Amnesty International France alertait les parlementaires sur une proposition de loi « dangereuse pour les libertés fondamentales ». L’article 24 de cette proposition de loi prévoyant notamment de sanctionner très lourdement (jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende) le fait de diffuser des images dans lesquelles des policiers ou des gendarmes seraient identifiables, « dans le but qu’il soit porté atteinte à [leur] intégrité physique ou psychique ». Pourtant, selon l'association, ce sont précisément ces photos et vidéos qui ont contribué à faire connaitre au plus grand nombre l’existence des violences policières et, dans certains cas, de poursuivre leurs auteurs en justice.

Affiche de la campagne d'Amnesty International

Amnesty International dénonce un déni

Avec cette nouvelle campagne signée DDB Paris, Amnesty International souhaite interpeller sur ce que l'association dénonce comme un « déni de l'Etat face à des actes pourtant bien réels ».

Pour faire passer le message, l'agence DBB indique avoir choisi « des visuels de scènes incontestables de violences policières » qui sont ironiquement maquillés par des illustrations qui les transforment en situations innocentes. Les quatre visuels de la campagne seront déclinés dans la presse et sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram). Sur Instagram, les internautes seront invités à composer eux-mêmes leurs propres visuels, pouvant ainsi dissimuler des images de leurs choix avec des stickers mis à leur disposition. Amnesty partagera les plus belles créations.

Dans son communiqué Amnesty précise « derrière ces illustrations jouant sur l’absurde, une volonté : celle de faire reconnaitre au gouvernement français le problème des violences policières et lui faire entreprendre des réformes profondes, transparentes et structurelles des pratiques policières. A commencer par la suppression de l’article 24 de la proposition de loi « relative à la sécurité globale » qui sera étudiée du 17 au 20 novembre 2020 dans l’hémicycle ».

Affiche de la campagne d'Amnesty International

Peggy Baron - Le 12 nov. 2020
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