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Amnesty International dénonce le militarisme

Le 29 avr. 2015

Depuis le 25 novembre, Amnesty International a lancé une campagne mondiale de 16 jours contre les violences faites aux femmes du fait du « militarisme ».

 

Les sympathisants d'Amnesty International du monde entier ont entamé une campagne d'action de 16 jours contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles du fait de l'intensification de la militarisation des sociétés. L’opération a débuté le 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et se terminera le 10 décembre, Journée des droits de l'homme.

 

« Le militarisme est une situation dans laquelle les valeurs militaires dominent la société, en temps de paix comme de conflit armé, a déclaré Madhu Malhotra, directrice du programme Genre, sexualité et identité d'Amnesty International. Ce climat a souvent des conséquences graves sur l'égalité de droits et la sécurité des femmes et des jeunes filles. »

 

Le militantisme tend à avoir un impact particulier et disproportionné sur les femmes et les types de violences qu’elles endurent. Les Etats eux-mêmes font souvent parti des auteurs à l’origine de ses violences. Lorsque le conflit prend fin, la culture du militantisme est généralement déjà enracinée, condamnant les femmes et les filles à une violence continue. L’ONG dénonce ces actions à travers une vidéo où des victimes du monde entier témoignent des violences dont elles ont souffert. L’association a choisi de mener une action focus : deux fois par semaine, une brève est envoyée aux internautes inscrits annonçant une nouvelle action disponible et contenant un lien direct vers celle-ci. Pour agir, les internautes peuvent également signer les pétitions en ligne disponibles sur le site.

 

Les Seize jours d'action contre la violence liée au genre ont pour objectif de faire pression sur les Etats pour les inciter à prendre des mesures pour : empêcher la violence sexuelle fondée sur le genre, et notamment les crimes commis par les forces de sécurité ; enquêter sur ces agissements et protéger les personnes qui défendent les droits fondamentaux des femmes. Cette campagne porte essentiellement sur 6 pays :

 

Egypte. Depuis la révolte du « 25 Janvier », les militantes égyptiennes sont soumises, de manière croissante, à des discriminations et à des violences sexuelles, aussi bien de la part d’individus privés que des forces de sécurité.

 

République démocratique du Congo. Les défenseures des droits des femmes sont menacées de mort et soumises à des intimidations car elles viennent en aide aux victimes de violences sexuelles et dénoncent ces agressions.

 

Bangladesh. Kalpana Chakma a été enlevée à son domicile, à l’âge de 23 ans, en 1996, par des membres des forces de sécurité. A ce jour, aucun rapport d’enquête n’a été rendu et aucun suspect n’a été interrogé. Kalpana est toujours portée disparue.

 

Syrie. Les femmes réfugiées qui ont fui les combats en Syrie sont victimes de violences sexuelles dans les camps de Jordanie. Nombre d’entre elles évitent de se rendre à toilettes publiques de peur d’y subir des agressions, ce qui a de graves conséquences sur leur santé.

 

Honduras. Les membres du Comité des familles de détenus et disparus du Honduras sont la cible de menaces, de harcèlement et de violences physiques car ils dénoncent les violations des droits humains dans leur pays.

 

Mexique. En 2011, Miriam Lopez, mère de quatre enfants, a été torturée et violée durant une semaine par des soldats, après une arrestation arbitraire. L’enquête officielle traîne en longueur, ne donnant aucun résultat. 

Adrien de Blanzy - Le 29 avr. 2015
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