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Une forêt au bord d'un lac
© Jason Blackeye via Unsplash

Rendre le digital plus éthique et durable : de gros enjeux pour les entreprises

Combbase
Le 27 févr. 2020

Ces dernières années, l’écologie est devenue un thème intergénérationnel récurrent de l’actualité. À cela s’est ajouté plus récemment un nouveau débat : celui de la pollution numérique, que les entreprises n’avaient pas forcément anticipée. Se pose alors la question de rendre le digital plus éthique et durable.

Se remettre en question

Ce n’est plus un secret aujourd’hui, les entreprises du numérique sont de grandes pollueuses. Cela peut paraître surprenant, au premier abord, mais les entreprises ayant une présence importante sur internet comme les GAFA par exemple (Google, Apple, Amazon, Facebook) sont extrêmement énergivores. Les infrastructures réseaux et les datas centers représentent à eux seuls respectivement 28% et 25% des émissions de gaz à effet de serre générées par le numérique, selon l’étude ADEME de novembre 2019. Sans citer les vidéos en ligne qui seraient, d’après cette même étude, responsables de 1% des émissions mondiales de CO2.

Face à ce constat, le thème de « l’écologie numérique responsable » s’est imposé dans le paysage de la data, du marketing et du digital au même titre que la protection des données personnelles (RGPD) en 2018.

Prendre conscience qu’un digital plus éthique est nécessaire

L’enjeu d’un digital plus éthique est de taille et relève même d’une stratégie au plus haut niveau pour bon nombre d’entreprises. C’est le cas pour les sociétés liées au streaming vidéo qui devraient être responsables de plus de 80% du trafic total d’internet en 2020 d’après le rapport Click Clean de Greenpeace. Toujours dans cette même industrie, chaque seconde, presqu’un million de minutes de contenu vidéo sont visionnées dans le monde.

C’est dans ce cadre que les entreprises du numérique prennent conscience du facteur polluant de leurs services et cherchent à se donner une image plus green. C’est louable de leur part mais entre la vertu affichée, l’effet d’opportunité et un capitalisme effréné - comment séduire toujours plus de nouveaux consommateurs en surfant sur de nouveaux comportements, pour générer des sources de revenus et, rentabiliser des investissements parfois colossaux !! - il est parfois difficile de faire le tri et de déceler les véritables motivations des entreprises.

Ne pas tomber dans le greenwashing

Gardons-nous bien de juger les entreprises … Mais face à l’instrumentalisation du « tout éthique » et « tout responsable » à des fins commerciales et de communication d’image, restons prudent.

Restons positif : cette prise de conscience est tout de même l’occasion pour les sociétés de se poser les vraies questions, comme par exemple le rôle de l’humain et les conditions dans lesquelles nous produisons, stockons et consommons des datas. C’est également le bon moment pour s’interroger sur les bonnes pratiques et les nouveaux usages, visant à réduire les émissions CO2, à optimiser l’empreinte carbone ou encore à favoriser le recyclage.

Face à ces enjeux, l’usage éthique des données est déterminant ; il influence de manière réelle la transformation numérique des entreprises et l’évolution des technologies, jusqu’à peser dans le choix d’investissements et à bousculer les process.

Concilier compétitivité et responsabilité sociale des entreprises

Face à des consommateurs de plus en plus « écolos » et (paradoxalement) toujours plus avides de technologies, dont l’usage du numérique ne cesse de croître, les entreprises sont confrontées à un double défi : développer leurs parts de marché tout en consommant moins d’énergie. Bien au-delà du numérique, la responsabilité « environnementale » devient « sociétale ». C’est ce qu’on appelle l’engagement RSE (responsabilité sociale des entreprises) qui définit l’ensemble des pratiques mises en œuvre par les entreprises pour respecter les principes du développement durable : avoir un impact positif sur la société et respecter l’environnement, tout en étant économiquement viable.

A tous les sceptiques, nous pouvons affirmer que même si l’impact de la RSE et son ROI sont difficilement quantifiables, elle crée indiscutablement de la valeur et vient valoriser l’image de l’entreprise.

Casser les idées reçues

La RSE n’est pas réservée aux grandes entreprises. Ainsi, la Charte du Développement Responsable du SNCD (Syndicat National de la Communication Directe) est une arme pour les PME. Ce « label RSE » permet de gagner en réputation, tant sur les bonnes pratiques et la déontologie, que sur le fait de gagner des budgets.

« La charte du SNCD  témoigne d’une vraie réflexion autour de l’écologie numérique et des effets de la digitalisation, pour remettre l’humain au cœur de la data et s’inscrire dans une démarche vertueuse qui tient compte des comportements d’une nouvelle génération de marketeurs et de dataminers façonnés par l’IA, le big data et le digital », explique Christophe de Larquier, dirigeant de Data Project.

Enfin, n’oublions par le facteur humain. En effet, un « digital plus éthique » entre dans les préoccupations des salariés. C’est un véritable stimulus qui agit directement et positivement sur l’esprit d’entreprise, le sentiment d’appartenance (et celui d’être utile), mais aussi sur la motivation et l’implication des équipes.


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Combbase - Le 27 févr. 2020
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