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Deux femmes se serrant la main
© laflor

Quels sont leurs grands défis des décideurs RH en 2021 ?

Figaro Recruteur & l'Ifop
Le 16 avr. 2021

Près d’un an après le début de la crise sanitaire et son lot de bouleversements, notamment au sein de l’entreprise, quelles sont les perspectives des décideurs RH ? Sont-ils confiants face au contexte actuel ? Ont-ils prévu de recruter cette année ? Quel bilan dressent-ils du « full remote » ?

Coup de projecteur sur les tendances phares de l’étude réalisée par les équipes de Figaro Recruteur (service dédié aux professionnels RH) en partenariat avec l’Ifop.

Un état d’esprit globalement positif

Si les décideurs RH révèlent une certaine inquiétude quant au contexte économique de la France (54%), ils sont bien plus optimistes concernant leur propre entreprise (85%).

Ils considèrent en effet que la situation de leur entreprise est restée stable par rapport à l’année dernière, que ce soit du point de vue de l’activité globale (stable pour 53% de l’échantillon), du recrutement (stable pour 61%) ou de l’engagement des collaborateurs (stable pour 69%).

En revanche, la part de décideurs RH qui déclarent une détérioration de la situation de l’entreprise reste plus élevée que ceux ayant noté une amélioration :

- 32% considèrent que l’activité globale s’est détériorée et 15% qu’elle s’est améliorée ;

- 22% considèrent que le recrutement s’est détérioré et 17% qu’il s’est amélioré ;

- 19% considèrent que l’engagement des collaborateurs s’est détérioré contre 12% qui pensent qu’il s’est amélioré.

A noter que pour chacun de ces items, les décideurs des entreprises de 250 salariés et plus sont significativement plus optimistes que les décideurs des plus petites structures.

Une intention forte de recruter des jeunes

Bien que la situation sanitaire s’éternise, 76% des décideurs RH affirment avoir l’intention de rester à effectif constant dans les prochains mois. Seulement 5% envisagent de réduire leurs effectifs.

L’étude révèle par ailleurs une attention particulière portée aux jeunes générations : deux tiers des répondants envisagent en effet de recruter des profils de moins de 25 ans en 2021. Cette intention croît avec la taille de l’entreprise : 42% au sein des entreprises de moins de 100 salariés et 89% au sein des entreprises de plus de 100 salariés.

En écho avec l’optimisme affiché quant à la situation de leur entreprise, les décideurs RH se montrent également confiants sur leur capacité à trouver les profils recherchés (65%), attirer les candidats (74%) et fidéliser les meilleurs collaborateurs (81%). 

Le télétravail : un fonctionnement plutôt francilien et rarement pratiqué à 100%

Bien que ces 12 derniers mois aient fait bouger les lignes sur le travail à distance, l’étude révèle que celui-ci n’est pas encore devenu la norme. Ainsi, hors confinement, 56% des décideurs RH déclarent ne pas avoir fait évoluer leur politique de télétravail contre 44% des répondants qui affirment l’avoir fait au cours de l’année écoulée.

Plus précisément, 80% du panel déclarent que moins de 25% de leurs effectifs sont en télétravail la plupart du temps tandis que 6% d’entre eux indiquent que c’est le cas pour 75% de leurs salariés.

Par ailleurs, seuls 10% des personnes interrogées déclarent que leurs salariés sont en télétravail 4 ou 5 jours par semaine. Pour près de la moitié des entreprises (44%) les salariés sont en télétravail entre 1 et 3 jours par semaine en moyenne ; pour les 46% restants, les collaborateurs travaillent à distance moins d’un jour par semaine.

A noter également que le télétravail est plus répandu dans les entreprises franciliennes : 19% déclarent avoir plus de 75% de leurs salariés en télétravail, soit 13 points de plus que la moyenne observée sur l’étude.

En 2021, les décideurs RH donnent la priorité aux collaborateurs

Interrogé enfin sur le principal challenge RH à relever cette année, le panel hisse la sauvegarde de l’emploi en haut des priorités (20%). Viennent ensuite à égalité (16%) l’amélioration du bien-être collaborateur, le maintien de la culture de l’entreprise et l’engagement des équipes, et enfin la sécurité sanitaire des salariés sur site. Ces priorités ont en commun leur immédiateté et leur orientation interne.

Sur ce sujet, l’étude démontre toutefois des différences entre les secteurs d’activités des entreprises. En effet, le secteur du BTP, moins confiant, cherche plus que les autres à sauvegarder l’emploi (43%), tandis que les services – qui ont plus exposés leurs collaborateurs au télétravail, parfois dans des conditions peu idéales – se préoccupent avant tout du bien-être de leurs équipes (24%). Le secteur du commerce, dont les salariés sont au contact du public, tient quant à lui à garantir la sécurité sanitaire en priorité (25%).

Figaro Recruteur & l'Ifop - Le 16 avr. 2021
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