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Entretien de recrutement
© fizkes via Getty Images

Digital : entre opportunités de carrière et besoin permanent de se mettre à niveau

DATA PROJECT
Le 29 avr. 2020

Avec le numérique, de nouvelles opportunités de carrière voient le jour, bouleversant la façon de travailler de chacun. Quels sont les enjeux de la formation sur les métiers de la data et quel est le rôle des entreprises pour accompagner socialement ce phénomène ?

Data et marketing : attention à la surenchère

Cette révolution numérique participe à une double surenchère, portant sur la data elle-même et sur la technologie appliquée à la data - une multiplication d’outils et une offre exponentielle de solutions ERP, CRM, BI. Elle s’inscrit de surcroît dans un environnement toujours plus réglementé et contrôlé face un vrai risque de dérive liberticide.

Ce sont autant de facteurs déstabilisants qui viennent bouleverser de nombreux acquis ; et autant d’enjeux personnels pour les étudiants comme pour les salariés, qui doivent s’orienter, revoir leurs méthodes et leurs manières de travailler et aussi, dorénavant, se former à la technologie et au juridique. Une véritable rupture alors qu’au quotidien, les basiques, les fondamentaux et les impératifs des entreprises restent les mêmes.

Se (re)mettre à niveaux avec des formations régulières

L'étude BVA pour Salesforce met en lumière les atouts et les menaces que le numérique peut représenter pour les salariés français.

Pour 87% des employés en France, le numérique est indispensable à leur évolution professionnelle. Ils doivent se former aux outils numériques et aux nouvelles technologies. Pour 78% d'entre eux, le numérique facilite le travail au quotidien, dans les échanges et la communication.

Si les jeunes devaient être formés avant leur entrée dans la vie active, leur formation devrait porter en priorité sur la protection des données personnelles (50%), la sécurité informatique (42%), et ensuite seulement, sur l'éthique dans le domaine du numérique (29%) ou encore la gestion des données (26%).

A contrario, le numérique comme opportunité de carrière est une source de stress pour 39% des salariés … Et 29% d’entre eux redoutent que le numérique fasse disparaître leur emploi.

Rien n’est figé et la data évolue en permanence, sous différentes formes, laissant peu de place à l’improvisation et peu de temps aux entreprises, pour s’adapter.

Or, paradoxalement, les professionnels de la data et du marketing doivent souvent se former sur le tas, parfois contraints par les impératifs réglementaires (RGPD, e-Privacy) et par l’informatique (DSI) qui leur impose ses nouveaux outils pour toujours mieux gérer la base de données (ERP, CRM, BI) et la relation et la connaissance client.

S’appuyer sur des acquis structurés intégrant les dimensions technologique et réglementaire

D’où le rôle essentiel des écoles et des universités, qui doivent réussir la (trans) formation des (futurs) professionnels de la Data, du Marketing et du Digital.

Ces formations doivent pouvoir s’appuyer sur des acquis structurés (et mesurables) qui intègrent les deux dimensions « technologique » et « règlementaire ».

Le rôle et la responsabilité des entreprises et des organismes de formation sont tout aussi importants, dans le cadre de programmes de formation « diplômant » ou « certifiant », qui doivent donner aux salariés les moyens de réussir leur mue numérique et leur passage au digital.

Le Big Data : outil RH pour anticiper les besoins en recrutement

Dans les entreprises les plus dynamiques et innovantes, les processus de recrutement traditionnels sont de plus en plus empreints de Big data et d’IA, mis au service d’une analyse plus fine prédictive des profils des candidats versus les postes à pourvoir et les plans de carrière.

Ainsi, ces données doivent permettre aux entreprises de mieux gérer les ressources humaines et d’anticiper leurs besoins en recrutement, en croisant des statistiques des recrutements passés, des profils, de l’âge, des fonctions occupées, de l’ancienneté, des départs avec la stratégie et le développement de l’entreprise dans la durée et les données personnelles des candidats.

Le tout pour dénicher les « bons » profils, optimiser la sélection et le recrutement des candidats « collant » le plus aux profils recherchés et augmenter le taux de réussite...

Il y a bien longtemps que les entreprises, chasseurs de tête et autres cabinets de recrutement utilisent des données personnelles et des modèles pour fiabiliser le processus de recrutement. L’IA et le machine learning viennent-ils apporter la dernière couche digitale permettant de tendre vers un risque zéro ?

D’après une étude d'IBM de janvier 2019, trois entreprises américaines, chinoises et européennes sur quatre « explorent ou mettent en œuvre » actuellement l'intelligence artificielle. Toutefois, les données personnelles doivent pouvoir être anonymisées avant d’être éventuellement traitées en masse et utilisées comme un filtre supplémentaire.

Heureusement, rien ne remplace l’humain. Au-delà d’un CV il y a la relation avec l’autre, la considération, la confiance, donc la part d'irrationnel qui, quel que soit le « modèle data », pèsera toujours dans la prise de décision, quant à choisir un candidat plutôt qu’un autre.


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DATA PROJECT - Le 29 avr. 2020
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