habillage
Assembler data et créativité, c’est possible ?
© Sandra M via gettyimages

Assembler data et créativité, c’est possible ?

tequilarapido
Le 19 oct. 2020

Selon une étude menée par IDC, ​74% des entreprises rêvent d’une stratégie data-driven​. Si pour vous, ce chiffre est un avant-goût de marques à l’avenir uniforme, ennuyeux et détaché de toute créativité : rassurez-vous, ce n’est pas prêt d’arriver.

Par Benoit Kassen, planneur stratégique junior, et Valentin Planche, UX/UI designer

Opposer data et créativité ? Un combat perdu d’avance

La créativité sonne comme pouvoir de création, d’invention. Il s’agit de notre capacité à construire et mettre en oeuvre un concept neuf ce qui peut totalement éclore de la data. Récemment, du côté de ​Volvo aux ​Pays-Bas, la data permettait une campagne posant cette question : quand six minutes sont décisives dans la vie d’au moins 17 000 personnes, comment repenser complètement l’arrivée les secours ?

© ​Volvo Lifesaver

Dans un sens, la ​data est là pour nous pousser hors du ​confort​, loin de nos ​attentes classiques​. Si elles accompagnent notre pilotage, les données peuvent nous pousser hors de notre écosystème social, qui malgré lui couve et renforce trop souvent nos établis. En embrassant l'art et la donnée, nous pouvons donner vie à des ​expériences vraiment significatives​, ​motivantes​ et ​précieuses​ pour les ​audiences​. Pour être efficace, la ​data a besoin ​d’intelligence​. Et particulièrement ​d’intelligence créative : les données peuvent permettre aux esprits de s’agiter, aux nouvelles inspirations de s’éveiller. Un cocktail créatif présenté à l’occasion du “Spotify Wrapped” qui clôturait la décennie.

© Spotify

Data visualisation : valoriser la donnée en la rendant dynamique

Mettre la création au service de la donnée, la valoriser pour la rendre dynamique, plus facile à appréhender... un exercice au doux nom de ​data ​visualisation (ou pour faire court, dataviz).

À travers la ​dataviz​, ​Pentagram et ​Giorgia Lupi (data artist et data humanist) ont par exemple créé la plateforme ​Happy Data​. Ils y dépeignent, au travers de tableaux augmentés par la donnée, les combats sociétaux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.

Afin d’accompagner le ​positif dans un monde en plein ​brouillard​, l’utilisation de la ​dataviz permettait une remontée de données créative, colorée et accessible à tous.

De la dataviz, au data art : retranscrire visuellement des insights

Enfin, quand la ​donnée se met au ​service de la ​créativité​, pour une expérience basée sur la retranscription visuelle des insights, elle devient « data art​ ». En ce sens, les travaux de ​Refik Anadol contribuent au ​voyage d’un regard nouveau pour la ​data​. Un regard plus abstrait, mais plongé hors du temps.

Dans ce cas, les données deviennent presque invisibles : elles jouent un rôle dans l’incarnation du matériel qui sert à sculpter l’oeuvre​.

Pour les marques, ​ce paroxysme créatif aura dans le futur aussi son rôle à jouer : les chiffres et le surplus ​d’insights peuvent parfois s’avérer rébarbatifs, et la data art semble proposer un détour intéressant. Peu à peu, les marques vont pouvoir envisager de nouvelles expériences clients.


Pour en savoir plus sur tequilarapido, cliquez-ici

tequilarapido - Le 19 oct. 2020
À lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.