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Une boite aux lettres
© Nednapa via Getty Images

À la recherche de nouveaux récits pour préparer demain

Logic Design
Le 13 mai 2020

Alors que le confinement a accéléré la création de nouvelles formes de récits, il est temps de réinventer ceux du monde d’après.

Ces temps de crise auront été marqués par le règne de l’incertitude. Incertitude quant aux modalités de la sortie de crise, quant au fonctionnement du monde d’après… Dans cette période exceptionnelle, l’écriture et le récit se sont montrés comme des formes nécessaires et indispensables, à la fois d’information, de communication mais également d’exutoire individuel.

Oser expérimenter dans l’incertitude

Pour mieux communiquer sur les enjeux de la situation, pour maintenir le lien malgré la distance, pour laisser une trace aux générations futures ou bien pour combler l’ennui : on a vu fleurir ces dernières semaines lettres ouvertes, journaux de confinement, essais en tout genre, sans oublier les « tranches poétiques » - cet empilage de livres dont les titres constituent un poème au gré de la sélection d’ouvrages de son créateur.

Cette nouvelle littérature du confinement, en plus de témoigner de la créativité de leurs auteurs, a contribué à souligner et à renforcer le caractère exceptionnel de la situation. En la dépeignant à travers des mots, elle a contribué à l’ancrer dans une nouvelle réalité.

Une réalité où un retour à la normale semble difficile, voire peu souhaitable. Écrivains, sociologues, citoyens, et professionnels s’entendent : la crise doit pousser toutes les industries et tous les secteurs à se repenser, à travers leur raison d’être bien évidemment mais aussi dans leur manière de faire : anticiper, expérimenter, rectifier le tir si besoin, oser, innover…

En matière de récit aussi, il est donc nécessaire de se poser les bonnes questions. A une époque où les frontières entre le monde de la fiction et du réel sont de plus en plus poreuses, à l’ère de l’information en continu et des fake-news, de l’intelligence artificielle gouvernée par l’homme, peut-on continuer d’explorer le récit de la même façon ?

Envisager le souhaitable comme le non désirable

Pour faire face aux nouveaux défis et préparer le monde d’après, il nous faudra faire appel à notre imagination, inventer de nouvelles formes d’écritures et de pensées, décaler le regard et changer de perspectives. D’ Homo Deus de Yuval Noah Harari, au Pessimist Guide de Bloomberg, en passant par la série Black Mirror, l’imaginaire et le fictionnel nous ont prouvé leur pertinence pour penser les alternatives du monde de demain.

Pour repenser le futur de l’innovation, et interroger le rôle et l’avenir des marques, nous devons nous inspirer de l’hybridité qui constitue notre nouvelle réalité, faire se rencontrer différents genres pour confronter les points de vue dans un champ des possibles plus ou moins désirables.

C’est pour cela que l’on invite les lecteurs à découvrir la correspondance de Jean et Mei, Usbek et Rica des temps futurs, jeunes étudiants à la découverte du monde à l’aube des années (20)50. Au croisement du récit d’anticipation, de la revue de tendance, et la correspondance épistolaire, nos deux étudiants font face à la signification nouvelle du mot ‘voyage’ à l’heure où les frontières se referment, et observent de leur regard contemporain la place et le rôle des géants du digital, l’évolution des entreprises et des marques historiques à l’heure où les notions d’écologie et de gouvernance mondiale reprennent tout leur sens …

« Mei,
Je t’écris aujourd’hui avec la peur de ne jamais te rencontrer en chair et os, toi qui es à l’autre bout du monde. Je viens d’assister au discours d’investiture de Greta Thunberg, première présidente de la coalition mondiale. Nous sommes désormais gouvernés par les mêmes lois et pourtant nous n’avons jamais été aussi loin les uns des autres puisque tout est fait pour que nous restions chez nous peu importe l’endroit du monde où nous habitons, même si la pandémie finira bien un jour ». La suite à découvrir ici.

Un premier voyage à effectuer depuis son smartphone, au fond de son canapé, écrit par Marc Beaudeaux, planneur stratégique.

Une tribune écrite par Kim Hartmann, Head of Strategic Planning chez Logic Design

Logic Design - Le 13 mai 2020
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