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Des gens regardent l'horizon dans la forêt
© Daan Stevens via Unsplash

Communicants, face à une crise complexe, redéfinissons nos priorités

Gens d'événement
Le 27 mars 2020

Comme toutes les entreprises, les agences de communication événementielle s’organisent face à cette double crise sanitaire et économique. À la complexité inhérente à nos métiers de communicants, il faut maintenant ajouter la gestion de l’incertitude.

Par Gilles Poussier, Gens d’Événement

Le contexte particulièrement nouveau implique une forte adaptation

La globalisation du phénomène d’arrêt d’activité donne à la fois un sentiment de solidarité et d’incertitude. Les agences événementielles sont des entreprises comme les autres. Elles ont besoin de clients, de chiffre d’affaires et, au final, d’une marge qui leur permet de couvrir leurs charges constituées principalement de salaires. Les dirigeants d’agence ont l’habitude des yoyos liés à leur business quand, à l’arrivée massive de chiffre d’affaires résultant d’un événement important, succède une période plus creuse. Cette donnée propre à notre métier de communicant forge une capacité d’adaptation bien réelle et appréciable actuellement.

Maintenant, face à l’incertitude, c’est davantage sur la qualité morale et la prise de recul que se joue la suite.

C’est sans précédent : le marché entier est à l’arrêt. Même en 2008, nous n’avions pas été aussi loin. La filière entière subit les annulations et les reports. D’une certaine manière, tous dans le même bateau, nous nous soutenons implicitement parce que personne n’a le choix.

La nature des clients, un enjeu de résilience

Et demain ? La nature des clients des agences événementielles a une forte incidence sur les décisions de reports, d’annulations et donc de l’après crise sanitaire. La situation de nos agences n’est pas la même selon que son portefeuille clients soit composé d’un côté d’énergéticiens, de fournisseurs de matériels médicaux, d’informaticiens ou d’assureurs et de l’autre, de compagnies aériennes, de distributeurs de vêtements de loisirs, de manufacturiers ou de restaurateurs… Dans le premier cas, le besoin de mobiliser ses collaborateurs, son réseau, ses clients… sera rapide et fort. Les autres secteurs devront assurément retrouver des marges de manœuvre avant tout projet événementiel.

La fragilité des agences est également relative lorsque les événements reportés ou annulés concernent des établissements publics ou les services de l’État. Le report des budgets annualisés pourrait être un facteur atténuateur. Mais, même avec une clientèle variée ou choisie, on sait bien qu’après le tsunami sanitaire que nous vivons maintenant, la relance peut prendre du temps.

Le paradigme de la croissance « financiarisée » était déjà en berne

Et si la nécessité de la transition énergétique et sociétale est en train de nous tomber dessus, violemment, les liens entre nos modes de vie et la situation que nous traversons ne doivent rien du hasard. Par exemple, pensons à la propagation du virus facilitée par le transport aérien, avec, en filigrane, la continuité de l’activité aérienne. Les enjeux dépassent totalement notre secteur d’activité. Mais, sans la nature, pas d’humain. Sans sécurité sanitaire, pas d’activité économique.

Cette situation interroge malgré tout nos modèles et les fondamentaux de nos métiers. Puisque nous y sommes appelés par le contexte actuel, redéfinissons nos périmètres et nos raisons d’être. Le vrai enjeu, c’est le collectif : le moins qu’on puisse dire est qu’il va falloir changer nos réflexes.

Et si l'on privilégiait désormais les projets d’événements qui ont du sens pour l’intérêt général, ceux qui font réellement avancer l’Humanité, qui développent le bien-être et le partage ? Évidemment, les conventions ou les tournées qui coûtent plusieurs millions d’euros, avec des moyens parfois qui n’ont pas d’autre utilité que le consumérisme à tout va, risquent d’être remises en cause. Les budgets vont alors pouvoir être utilisés à la création d’événements favorisant la cohésion, qui permettent une vraie valeur ajoutée en termes de responsabilité, et en filigrane l’apport à la marque d’une force tranquille sur la durée. À coup sûr, l’entreprise y gagnera une marque employeur pertinente et enfin, un actif financier immatériel un peu révolutionnaire.

Humilité, solidarité, humanité, espoir

Ce sont les mots qui émergent dans les réseaux sociaux actuellement et qui semblent le mieux résumer la situation, mais aussi demain.

L’humilité, parce que, simplement, nous ne savons pas comment vont évoluer nos sociétés.

La solidarité, parce que nous sommes majoritairement les moins à plaindre, notre pays étant résilient pour l’instant. Les leçons de 2008, même si elles n’ont pas toutes été retenues, permettent quand même d’avoir quelques réflexes, comme celui de créer des passerelles sur les remboursements de prêts, le temps que la crise sanitaire passe. Et puis le confinement nous redonne la vision de l’autre, du voisin, des éventuels proches touchés par la maladie... Enfin la nature même de notre activité rend possible le télétravail pour la majorité d’entre nous dans notre secteur.

L’humanité, parce que prendre soin des uns des autres est une nécessité, chacun à son niveau. Soyons attentifs à nos proches et nos équipes, mais aussi à nos parties prenantes qui, nous l’espérons, feront preuve de résilience.

L’espoir, parce l’esprit humain fonctionne sur cette base, et je partage cela avec vous.


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Gens d'événement - Le 27 mars 2020
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