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Echantillons de labo
© Alex Kondratiev via Unsplash

Information scientifique : les bonnes recettes pour captiver son public

Citizen Press
Le 23 oct. 2019

Face à la menace climatique et à l’explosion des fake news, les médias ont plus que jamais besoin de la science. Mais l’information scientifique est un exercice délicat. Voici quelques conseils pour concevoir des contenus qui, sans trahir la pensée des chercheurs, mettent la complexité à la portée de tous.

« Si tu ne vas pas à la science, la science ira à toi ». Une devise que pourrait faire sienne tout journaliste scientifique. Car on n’épouse pas cette spécialité par hasard. Le commun des mortels n’ayant accès ni aux labos, ni au langage codifié des chercheurs, le journaliste scientifique remplit ainsi une véritable mission de service public ! Son défi : rester fidèle à la finesse de pensée de ses sources tout en captant l’attention du lecteur. Pour cela, il a sous la main tout un éventail de solutions…

Proposer des contenus courts et percutants

Une découverte scientifique, ce sont souvent des milliers de pages de revues savantes. Pour le journaliste, le premier défi à relever est donc celui de la synthèse. Comme souvent, il faut dire l’essentiel en peu de mots. D’où l’intérêt, même quand on s’adresse à des lecteurs avertis, de privilégier les formats courts, percutants, voire ludiques. Les rubriques « Instant T » ou « En chiffres » de CNES Mag, le magazine externe du Centre national d’études spatiales, illustre bien cette approche qui privilégie une lecture zapping… sans sacrifier au fond.

Article de presse

Dans le registre de la vulgarisation scientifique, le magazine L’Abeille, diffusé aux collégiens du département des Hauts-de-Seine, propose des bonus vidéo en réalité augmentée. Entre autres sujets abordés : l’exploration lunaire, les cycles du sommeil ou la protection des données personnelles.

Couverture mag

La pédagogie scientifique par l’image

Recourir à l’image, fixe ou animée, peut en effet s’avérer très utile pour décrypter des phénomènes complexes. Le ministère de la Transition écologique et solidaire s’est ainsi lancé dans la création d’un site d’un site dédié au projet Cigéo pour le grand public. Citizen Press a réalisé une série d’infographies, dont certaines en 3D, qui permettent au lecteur de comprendre le défi technique que représente l’enfouissement des déchets radioactifs : pas de termes techniques, mais des représentations concrètes (et simplifiées) de tous les éléments du dispositif. Une vidéo en motion design parvient à présenter en 2 minutes les enjeux de Cigéo. Un tour de force, car le scénario a été réalisée sous le contrôle de tous les partenaires scientifiques et institutionnels du projet.

 

 

Le projet de stockage Cigéo

Dans le même esprit, l’agence a proposé d’expliquer l’impact des micropolluants sur les milieux naturels à travers une vidéo très pédagogique, alternant images fixes et extraits vidéos. Une initiative qui sera bientôt complétée par une série de films motion design qui détailleront les 5 axes de la stratégie nationale bas carbone (SNBC).

Faire appel à des « prescripteurs »

Pour capter l’attention de son public sur des sujets complexes, on peut aussi miser sur les personnalités. Dans le magazine Recherche et Santé, de la Fondation pour la recherche médicale (FRM), c’est la journaliste-médecin et animatrice télé Marina Carrère d’Encausse qui fait parler les chercheurs dans une rubrique dédiée, « L’interview de Marina ».

Interview de Marina Carrère

De son côté, la Fondation Arc a choisi l’animateur Denis Brogniart comme voix off pour une série de vidéos pédagogiques sur la prévention des cancers. Un timbre reconnaissable entre (et par) tous pour parler de science et de médecine ! Sans aller jusqu’aux vedettes du petit écran, le CNES donne la parole à des personnalités médiatiques issus d’univers différents. Au fil des numéros, Nicolas Hulot, Jean Jouzel, Thomas Pesquet, Cédric Villani ou Philippe Starck donnent leur vision du spatial dans la rubrique « Grand oral » de CNES Mag.

Philippe Starck

S’intéresser au parcours des chercheurs

Au-delà de ces stars, le progrès scientifique s’incarne dans le quotidien d’anonymes. Raconter la vie d’un laboratoire ou s’intéresser au parcours d’un chercheur contribue à humaniser la recherche. La technique du portrait, comme ceux réalisés pour l’Institut Curie (« Ils font Curie »), ou du reportage au cœur d’une équipe (« En direct d’un labo » de la FRM) rend la recherche plus concrète et met en lumière l’engagement de ces citoyens de l’ombre. Une démarche salutaire : à l’ère de l’infobésité et des fake news, l’information scientifique s’impose plus que jamais comme un sujet d’intérêt général.

Article de presse


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