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Un homme qui dort avec un magazine sur la tête
© Thought Catalog via Unsplash

7 astuces pour réaliser un bon magazine

Magazine
Le 30 août 2019

Un magazine, qu’il soit d’entreprise ou de collectivité, interne ou externe, pèse dans le budget et le plan de charge d’un service com’. C’est dire la pression à laquelle est soumis cet outil en termes de ROI. Sur quels critères juger la qualité d’un magazine ? Quels sont les pièges à éviter ?

1 journal = 1 lecteur-cible

Vouloir qu’un magazine s’adresse à tous est à la fois absurde et irréaliste. Que cela nous plaise ou non, même un titre de presse national fait des choix éditoriaux spécifiques en fonction du lectorat auquel il a choisi de s’adresser. Un bon magazine est donc un support qui a défini sa cible - soit un lecteur médian, soit un persona - et qui l’embrasse pleinement. Le défi est particulièrement difficile à relever pour les magazines de collectivité, par nature utilisés pour valoriser les politiques publiques auprès de l’ensemble des administrés, et qui ironiquement pâtissent d’un lectorat restreint (population vieillissante et/ou déjà impliquée dans la vie de la cité).

Les mots ont un poids. L’icono, les légendes, les exergues… aussi

Dans le procédé de réalisation d’un magazine, s’il y a bien une étape clé qui a tendance à être négligée, c’est celle de l’editing (ou secrétariat de rédaction). On peut avoir la plus belle maquette du monde, le comité de rédaction le plus efficace et les rédacteurs les plus aguerris, si un soin n’est pas apporté au rapport texte/image et aux enrichissements de lecture, tout ce beau travail n’atteindra pas la quintessence de son potentiel. Rappelons-nous bien d’une chose : nous lisons peu, et pas de manière linéaire. Il faut aider le lecteur à rentrer dans le texte. La bonne pratique consiste à identifier les 4 ou 5 messages-clés que l’on souhaite qu’il retienne, et de s’assurer qu’ils apparaissent dans la titraille, le chapô, les légendes, les intertitres, les exergues, etc.

L’égo de l’émetteur entraîne le rejet du récepteur

Nous le constatons tous les jours avec les magazines que nous réalisons pour nos clients : en communication éditoriale, l’égocentrisme est un fléau dont les rédactions peinent à se débarrasser. Écrivons pour intéresser nos lecteurs, pas pour faire plaisir à nos décideurs. Faisons comprendre à ces derniers qu’un magazine ne sera lu et apprécié que s’il est généreux, utile, tourné vers son public. Pas s’il porte une communication descendante, trop complaisante. Évitons les rubriquages qui sont le reflet d’une organisation d’entreprise ou de politiques publiques. Épargnons à nos lecteurs les papiers exhaustifs qui cochent toutes les cases mais n’intéressent que nous. Une formule presse doit être pensée en fonction des centres d’intérêt et du mode de vie de ses cibles.

Même un bon sujet doit être anglé

L’exhaustivité, parlons-en justement. Trop souvent, on pense qu’explorer un sujet de A à Z revient à le traiter. Or c’est tout le contraire. Pour permettre au lecteur de rentrer dans un sujet, la règle d’or est de le limiter. Autrement dit : choisir un angle, et renoncer au reste.

Pas facile pour les rédactions à qui l’on demande de valoriser tout un pan d’une stratégie d’entreprise ou d’une politique publique. Un angle doit être arbitré lors du comité de rédaction, clairement renseigné dans le compte-rendu et partagé avec le rédacteur. Non seulement son travail de rédaction s’en trouvera facilité, mais les calibrages de la maquette, si précieux pour l’équilibre d’un magazine, s’en trouveront mieux respectés.

Un vrai mag a une maquette structurée

En presse, la maquette zéro d’une formule presse est un élément de cadrage déterminant. Version idéale du magazine, car conçue à tête reposée en tenant compte d’une stratégie éditoriale globale et d’une capacité de production finement pesée, elle porte un niveau d’exigence qui doit tenir lieu d’objectif à atteindre à chaque numéro. Elle structure donc le travail de toute une équipe, mais pas que : elle permet de véhiculer une certaine image, de fidéliser les lecteurs...

Attention, qui dit structure n’exclut pas un peu de souplesse : par exemple des traitements éditoriaux variables au sein d’une rubrique, si tant est que cette variabilité s’intègre dans un cadre. La structure n’est pas non plus synonyme de monotonie : chaque numéro doit réserver son lot de surprises à travers des choix de sujets inattendus, des titres percutants, des sursauts graphiques.

La forme et le fond sont indissociables

C’est certes le B.A.-BA de la communication, mais c’est encore plus vrai pour la presse. Si le contenu est roi, son traitement éditorial et graphique est là pour le sublimer. Sans une forme qualitative, il se peut même qu’il n’arrive jamais à bon port, à savoir l’esprit du lecteur-cible. C’est pourquoi les projets qui consistent à refondre une maquette sans toucher au rubriquage, ou inversement, sont des hérésies. Pour qu’une formule presse soit réussie, le fond et la forme doivent être conjointement réfléchis.

Lire doit toujours rester un plaisir

S’il ne fallait retenir qu’une chose, c’est peut-être bien cela. Tout ce qui vient d’être décrit n’a qu’une vocation : celle de donner envie de lire et d’y revenir. Et bien qu’un magazine d’entreprise ou de collectivité sert de toute évidence des objectifs stratégiques, il est voué à l’échec si le plaisir du lecteur n’est pas considéré comme un moteur de sa réalisation. Voici une petite astuce pour évaluer l’attractivité de votre magazine. À chaque fois que l’on crée une formule presse ou que l’on boucle un numéro, posons-nous cette question simple : « Si ce magazine était vendu en kiosque, est-ce que je l’achèterais ? ».


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