1. Accueil
  2. Tech à suivre
  3. Portraits de startups
  4. Optimiam : stop au gaspillage

Optimiam : stop au gaspillage

Optimiam : stop au gaspillage
Introduction
Acheter à petits prix les excédents alimentaires de magasins de proximité, c’est la solution contre le gaspillage proposée par Optimiam. Ingénieux et aussi avantageux pour le vendeur que pour le client.

Optimiam est une startup parisienne qui a décidé de se battre contre le gaspillage alimentaire. Via son application géolocalisée, elle propose à ses utilisateurs de bénéficier de réductions sur des produits qui, sans cela, finiraient directement à la poubelle.

A l’initiative de ce projet, Raodath Aminou. Alors qu’elle faisait ses courses, elle fût accostée par un vendeur qui lui proposa des makis à moitié prix : son magasin allait fermer et c’était la seule solution pour lui de ne jeter les produits frais qui lui restaient. C’était en décembre 2013, Raodath Aminou s’est alors tout de suite rendue compte qu’il y avait une opportunité de service à développer : une solution digitale connectée en temps réel avec les commerçants pour proposer leurs invendus sous forme d’offres flash exclusives aux consommateurs. « J’ai toujours su que je voulais créer quelque chose mais je n’avais pas forcément d’idée en tête. La rencontre avec ce vendeur a été un déclic pour moi. Pendant trois mois j’ai mené une étude de marché pour savoir quel type de commerçants serait susceptible d’être intéressé : boulanger, superette, supermarché… ? J’ai alors pris conscience que je ne pouvais pas mener à bien ce projet seule », Raodath Aminou.

Etudiante en Master Innovation à l’école Polytechnique, Raodath Aminou suit le parcours Entreprenariat en 2014. En mars de cette même année, elle participe au Startup Weekend de Polytechnique : des porteurs d’idées sont invités à présenter leur projet dans un laps de temps très court et tentent de trouver les personnes compétentes pour les aider à le développer du vendredi soir au dimanche soir. « Une dizaine de personnes m’ont rejointe le vendredi soir sur ce projet que j’avais alors présenté : nous sommes restés 54 heures enfermés et avons travaillé non-stop sur les grandes lignes pour le mettre en place et l’énoncer. Au final, nous avons finis lauréats de ce Startup Weekend et j’ai rencontré mon associé Alexandre Bellage », a-t-elle déclaré.

 

Après cette rencontre, l’équipe d’Optimiam s’est peu à peu étoffée : au fur et à mesure un associé technique, un développeur et des designers ont rejoint le projet. Une première étude de marché sur le terrain a ensuite permis de confirmer l’intérêt du public et des professionnels pour ce service. Boostée par ces résultats, l’équipe a alors réalisé un test bêta pendant quelques jours avec une franchise Pomme de Pain à Jussieu : celle-ci informait régulièrement Optimiam de ses excédents alimentaires, tandis que la startup alertait par e-mail les étudiants à proximité. « On a observé un bon taux d’ouverture de mails et de passage en magasin. La première validation selon nous. Le commerçant a trouvé cela génial : il se retrouve souvent avec des pâtisseries, des sandwichs, des quiches, des tartes et des salades sur les bras et il ne peut pas les donner aux associations. Elles n’ont pas les moyens logistiques et le nombre de bénévoles suffisant pour venir récupérer quotidiennement  cette quantité chez les petits commerçants. C’est pour cela que les associations se concentrent sur les hypermarchés qui ont des stocks beaucoup plus importants. Optimiam est un excellent moyen pour le commerçant de maximiser son profit, de vendre moins cher des produits qui allaient être jetés. De gagner un peu d’argent plutôt que rien du tout et surtout d’éviter le gaspillage ». De son côté le consommateur, lui, préserve son pouvoir d’achat.

L’équipe de huit personnes Optimiam est installée dans un espace de co-working au GII dans le 15ème à Paris. L’application lancée le 16 octobre comptabilise déjà 20 000 utilisateurs et pas seulement des parisiens. De nombreuses boulangeries artisanales et primeurs sont déjà référencées, ainsi que des Subway, des Pomme de Pain franchisés, des Carrefour Express franchisés, des superettes bio comme La récolte ou encore le resto Aux deux Vaches.

L’objectif à long terme d’Optimiam ? « Conquérir le marché français, puis nous étendre par-delà l’hexagone : répondre à des demandes d’internautes canadiens, marocains, européens qui souhaiteraient qu’on s’implante chez eux ».

Avec Plume Labs, la startup qui vous aide à mieux respirer, l’ADN vous présente tous les jeudi des startups à ne pas rater qui rendront demain nos villes plus agréables.  

(Photo Une via Emi Popova)

Ajouter votre commentaire