Une salade de poulpe chez Mersea

MealPal : l’algorithme qui te dit où manger

Le 10 oct. 2017

Non, le marché du dej à emporter n’est pas saturé : MealPal, un service de restauration par abonnement, débarque à Paris avec l’idée de devenir notre meilleur ami du midi.

Plutôt viandard ou végé ? Bio ou fast food ? Appétit d’oiseau ou faim de loup ? MealPal veut tout savoir de vous, pour vous proposer une pause dej’ au plus près de vos envies.

Eloigné des Deliveroo et autres Foodora, MealPal entend bien bousculer nos habitudes de Parisiens accoutumés à nous faire livrer.

Fondée par Mary Biggins et Katie Ghelli, l’entreprise noue des partenariats avec les restaurateurs, à qui elle garantit le jour J un certain nombre de ventes. Les utilisateurs peuvent commander depuis la veille 17h jusqu’au jour même 9h30 un plat unique, qu’ils viendront récupérer à l’heure du déjeuner. « Nous voulons vraiment que les restaurants puissent nous considérer comme leur meilleur partenaire », explique Marie Biggins. « Ils doivent pouvoir maximiser leur chiffre d’affaires pendant la période la plus active de la journée ». Ne proposer qu’un plat unique s’inscrit dans cette démarche : « cela nécessite beaucoup moins de temps que de préparer à la commande ».

Pour élaborer les recettes, les restaurateurs disposent des recommandations des équipes de MealPal, qui étudient sans cesse les données récoltées grâce à un algorithme propriétaire. Les goûts varient évidemment d’un pays à l’autre, les habitudes aussi, et certains ingrédients ont vraiment la côte : un plat agrémenté d’avocat aura ainsi, par exemple, plus de chance d’être choisi. « Nous voulons rendre les repas intelligents, nous avons un côté bureau de tendances ».

Côté expérience utilisateur, notre zone de confort est un peu bousculée : exit les tickets resto et les livraisons directement au bureau. L’offre fonctionne par abonnement : 5,99€ ou 6,49€ par repas, selon le nombre de repas (12 ou 20) par mois. Au préalable, le petit robot Pal aura pris soin de vous poser toutes les questions nécessaires à la compréhension de votre profil.  L’objectif de Mary et Katie est de se concentrer sur les critères de prix et de facilité – là où pour certains acteurs de la foodtech, le facteur prix n’est pas vraiment en ligne de mire. « La livraison ajoute un coût supplémentaire. Tous les jours, c’est compliqué ! »

Une fois livré, l’utilisateur est invité à noter son expérience – qualité, mais aussi quantité. Des données qui seront utilisées pour faire des recommandations aux partenaires dans le futur, mais aussi aux utilisateurs.

Une centaine de restaurants ont déjà rejoint le programme à Paris, et les équipes viennent de lever 20 millions de dollars en fonds de série B. Pour le marché français, l’entreprise a choisi de faire appel à Marie Danjou, General Manager et ancienne de Treatwell, qui sera soutenue par 5 personnes, dont certaines viennent de Foodora ou Frichti.

Si le service n’est pour l’instant limité qu’à 2 arrondissements, l’objectif est bien entendu d’étendre l’offre à tout Paris, puis à toute la France. Car si la startup est américaine, ses plus grosses performances en termes de croissance ont lieu à l’international : Sydney, Londres, … « et on ne compte pas s’arrêter là ».

A voir si le modèle par abonnement saura trouver sa clientèle, à l’heure où les entreprises tendent plutôt vers plus de flexibilité

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