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Les startups chrétiennes font entrer l’Église dans l’ère numérique

Les startups chrétiennes font entrer l’Église dans l’ère numérique
Introduction
À l’occasion de la deuxième soirée PitchMyChurch, l’association Eglise et innovation numérique annonçait la création du label ChurchTech. Avec déjà une vingtaine de startups à son actif, l’ère de l’Église numérique est en bon chemin.

 

Inspirée des codes de la French Tech, c’est aujourd’hui la ChurchTech qui s’invite au bal des startups et des entrepreneurs. Lancé la semaine dernière sur une idée de l’association Eglise et innovation numérique, le label espère promouvoir les entreprises ayant pour objectif commun de moderniser la pratique religieuse grâce aux nouvelles technologies.

Aujourd’hui, une vingtaine de startups ont rejoint le label. Parmi elles figure GoConfess (le « Uber de la confession »), une application mettant en relation des fidèles avec des prêtres, un peu à la manière de Confesor Go, une appli qui vous permettait de trouver un prêtre et de vous confesser à n’importe quel moment de la journée et n’importe où, grâce à la géolocalisation. Parmi les autres projets encadrés par la ChurchTech, on relève une foultitude d’initiatives innovantes telles que La Quête (digitalisation de l’offrande), Hozana (la prière façon Facebook), Ephatta (une plateforme d’hébergement qui encourage à l’hospitalité chrétienne), ou encore Godblessyoo, une application aux airs d’Instagram qui vous permet de bénir vos proches.

GoConfess - Teaser

Au-delà du cadre religieux, François Pinsac, principal initiateur et co-fondateur du mouvement, nous explique qu’il s’agit aussi de réunir et de faire connaître ces beaux projets. Son but ? Financer des initiatives qui lui tiennent à cœur et en faire profiter l’Eglise, même si le créateur du projet n’est pas nécessairement chrétien. C’est l’exemple du réseau social Entourage, une plateforme collaborative qui vous permet de coordonner vos raids humanitaires au service des plus démunis. Imaginé par Jean-Marc Potdevin, le réseau connecte les associations, les sans-abris et les riverains au sein d’une seule et même boucle.

Jean-Marc Potdevin | TEDxLaRochelle

François Pinsac nous explique ensuite la genèse du label, qu’il préfère en réalité appeler « écosystème ».

«  À l’origine, je voulais regarder ce qui se faisait, rencontrer des gens et puis mutualiser la communication autour de l’Église. Le but de notre asso aujourd’hui, c’est de réunir les projets, les compétences et les passions mais aussi d’inspirer des vocations. »

 

Et il a été servi. Le projet ChurchTech a démarré autour d’une simple bière. Quelques temps plus tard, une grande réunion organisée dans un café à conférences enregistre 80 000 personnes en direct. C’est le déclic. Twitter s’en mêle et le projet prend de l’ampleur. « Tout s’est emballé, il y a eu une impulsion de dingue » poursuit François.

Si le projet reste encore très francophone (de nombreuses interactions ont été amorcées avec des projets canadiens, belges et suisses), l’un des objectifs du label sur le long terme réside dans l’internationalisation de son écosystème de start-ups, même s’il n’y a pas réellement de plan d’action réellement établi, nous explique-t-il. « Mon but, c’est que ces beaux projets trouvent des fonds pour se financer. Mais au-delà de l’innovation, l’idée est aussi que tout cet écosystème prie ensemble ».

En attendant une prochaine soirée PitchMyChurch, vous retrouverez toutes les start-ups actuelles du label sur www.egliseetinnovation.com.

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