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Une I.A. devine la sexualité d’après votre visage

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Introduction
« Les réseaux de neurones peuvent détecter les orientations sexuelles à partir des visages ». C’est du moins ce que prétend une étude issue de l’université de Stanford…

Réalisée par Michal Kosinski, psychologue et data scientist (mais si, celui-là même qui avait créé MyPersonnality, l’appli capable d’établir des corrélations entre les likes et les personnalités des utilisateurs de Facebook) et Yilun Wang, spécialisé dans le machine learning et la robotique, l’étude prétend qu’une intelligence artificielle serait « plus efficace que l’Homme pour détecter une orientation sexuelle à partir de la photo d’un visage ».

Pour en venir à cette conclusion un poil douteuse, les deux universitaires ont sélectionné plus de 35 000 photos de profils publics d’un site de rencontres. Au total, ce sont près de 15 000 personnes, hommes et femmes confondus, qui ont été analysées.

facial landmarks

Résultat : le réseau neuronal serait capable de déterminer à 91% de réussite la sexualité d’un homme (contre 71% pour les femmes). Selon l’étude, ces conclusions viendraient corroborer la théorie des hormones prénatales qui voudrait qu’on ne devienne pas homosexuel, mais qu’on le naisse – l’exposition à certaines hormones pendant la vie embryonnaire déterminant la sexualité de l’enfant…

Attention, clichés.

« En se basant sur cette théorie, les homosexuels devraient avoir des traits du visage plus féminins que les hétérosexuels, tandis que les lesbiennes devraient avoir des traits plus masculins que les hétérosexuelles ». On apprend donc que les hommes gays auraient des mâchoires plus petites, des sourcils plus fins, des nez plus long et des fronts plus larges.

Les résultats de l’étude sont à nuancer, et comprennent de nombreux biais : les photos sont issues d’un site de rencontres, dont les utilisateurs affichent publiquement leurs préférences sexuelles.

Le taux de précision de 91% concerne ainsi des photos d’hommes dont les auteurs connaissaient au préalable la sexualité. A l’inverse, sur 1 000 hommes sélectionnés au hasard, les résultats du réseau neuronal étaient bien moins « impressionnants » (47%).

 

Et c’est tant mieux. On ne peut qu’imaginer les dérives d’une telle technologie si elle était réellement fonctionnelle : l’homosexualité est encore considérée comme un crime ou une maladie dans certains pays, et mise entre les mains d’un gouvernement répressif, les conséquences pourraient être terribles…

Quoiqu’il en soit, le controversé Michal Kosinski s’attire une nouvelle fois les foudres de ceux qui l’accusent de mettre entre les mains des plus puissants les données personnelles des internautes…

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