des meduses

Poumon, cœur, foie : le MIT crée des organes artificiels

Le 16 mars 2018

On pourra prochainement remplacer facilement ses organes fatigués ou malades. Des chercheurs américains sont parvenus à imiter leur fonctionnement sur une simple puce.

Un nouveau pas vers la création d’organes vient d’être réalisé. Aux Etats-Unis, plusieurs chercheurs du MIT ont mis au point une sorte de système microphysiologique dont la fonction est de reproduire le fonctionnement du corps humain. Les connexions entre organes sont ainsi établies tout comme la régulation des substances qui circulent entre eux.

Ce système complet est capable de singer pas moins de 10 organes. Au menu, foie, poumon, intestin, cerveau, cœur, pancréas, rein mais également peau et squelette musculaire. L’idée est ainsi de pouvoir bénéficier d’un simili-corps humain et de recréer les conditions de son fonctionnement.

Autre point fort. La création de faux attributs vitaux permet de faciliter et de multiplier les expériences médicales en tous genres. En mimant la réaction physiologique d’un organe (lors d’un test d’un médicament par exemple), les chercheurs peuvent mener à bien plusieurs tests à la suite, sans se soucier d’avoir sous la main plusieurs éléments du corps humain, ou de passer par des expériences sur des animaux.

Interrogé par le MIT News, Linda Griffith, en charge du projet précise qu’il s’agit là d’un avantage certain dans la mesure où le système « permet d’obtenir de nouvelles informations sur le fonctionnement et les implications entre les différents organes. Ces données ont, à nos yeux, de plus en plus de valeur ». Et pour cause, mieux savoir comment vivent notre foie, cœur eu autres intestins devrait servir à concevoir le moyen de les reproduire facilement.

Vers des banques d’organes à disposition ?

Ces travaux pavent la voie vers la création d’attributs reproductibles et utilisables pour remplacer un système humain défaillant. La recherche pourrait alors se substituer aux actuels moyens de transplantation d’organes vitaux. En effet, en connaissant parfaitement leur fonctionnement, la recherche serait plus à même de reconstituer une partie de ces éléments. La promesse est en effet belle : régler la question du problème de manque de donneurs mais également du rejet des greffes.

A terme, la création d'organes élaborés en laboratoire pourrait donc conduire à sauver des personnes gravement malades en leur fournissant ce dont ils ont besoin en temps et en heure. En attendant qu'un réel système de ce type ne se mette en place, certains Etats comme la France ont choisi de rendre plus simple le don. Ainsi, toute personne est considérée comme consentante sauf si elle a clairement manifesté son opposition de son vivant. Un moyen simple avant que la science ne puisse créer à la volée tout ce dont le corps humain a besoin.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

L'actualité du jour