petite fille avec une fusée en carton

Oubliez les start-up, place aux scale-up

Le 23 mai 2018

Plutôt que la « startup nation », La France va-t-elle devenir une « scale-up nation » ? D’après l’étude « Entreprises en hyper croissance : le défi de l’écosystème entrepreneurial français » par KPMG en partenariat avec l’Ifop, la France a tout intérêt à s’intéresser à ses entreprises en hyper-croissance.

Le constat de François Bloch, directeur général de KPMG qui signe l’étude avec Georges Gambarini, associé KPMG, est clair : l’avenir de la France se trouve dans les scale-ups.

« Les scale-up sont des PME et startups qui ont réussi le défi de la mise à l’échelle. Nous devons apprendre à reproduire leur succès si nous voulons avoir plus d’Entreprises de Tailles Intermédiaires. », explique-t-il. Dans ce domaine, la France accuse un gros retard par rapport à sa voisine allemande qui compte plus de deux fois plus de scale-ups que l’hexagone.

Alors que pas un jour ne passe sans qu’on entende parler de la nouvelle startup qui va changer le monde, les scale-up reçoivent beaucoup moins d’attention. Il faut dire que dans le monde des entreprises indépendantes à forte croissance, il n’y a pas de levée de fonds records à plusieurs millions d’euros. Contrairement aux startups qui cherchent encore leur business model et on donc besoin de gros investissements, les scale-ups ont déjà établi leur proof of concept, réalisent un chiffre d’affaire à six zéros et sont croissance annuelle supérieure à 20%. L’étude KPMG révèle qu’un tiers de ces entreprises en hyper croissance n’ont pas eu recours à un financement externe lors des deux dernières années et 67% d’entre-elles ont privilégient l’autofinancement. Moins impressionnant que les jeunes pousses qui séduisent les gros fonds d’investissements.

Pourtant, pour François Bloch, il faut absolument s’intéresser aux scale-ups. « Ce sont elles qui créent de la valeur, elles pèsent 39% de notre PIB » rappelle-t-il. L’étude indique d’ailleurs que 82% des chefs d’entreprises en hypercroissance estiment que leur croissance va se maintenir ou s’accélérer.

Pour passer à l’étape suivante de leur développement, les scales-ups ne font pas face aux mêmes défis que les startups et ont donc des besoins d’accompagnement spécifiques. Après une centaine de dirigeants d’entreprises, l’étude montre que l’hyper croissance entraîne trois principaux défis : la gestion des ressources humaines, la trésorerie et le management.

infographie kpmg

« Nous avons besoin d’un écosystème pour les scale-up aussi efficace que celui des startups. La bonne nouvelle, c’est qu’on parle de plus en plus de scale-up, preuve que l’écosystème se met en place. Il y a une prise de conscience spectaculaire ! », explique François Bloch, optimiste.


Pour en savoir plus sur, rendez-vous sur HOW.

HOW, le média qui donne la parole aux experts et expertes de l’innovation.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

L'actualité du jour