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Robot connecte CLOI LG CES

CES 2018 : ça vous dit de discuter avec votre lave-linge ?

Le 10 janv. 2018

Au Consumer Electronic Show (CES), les robots « intelligents » mâtinés d’I.A. sont promis à un bel avenir. À condition que l’utilisateur cède de nouveaux pans de sa vie privée.

Parmi les tendances majeures du CES 2018, la voix fait figure de mouvement incontestable au sein de la tech mondiale. Propulsés par les principaux acteurs du secteur, la plupart des entreprises du domaine ont dévoilé leurs appareils connectés capables de converser avec un utilisateur.

Cette année, le Consumer Electronic Show nous permet de comprendre la portée de cette lame de fond. Le mouvement est principalement porté par Amazon (avec son enceinte baptisée Echo) et Google (Google Home). Ce dernier a d’ailleurs profité de ce rendez-vous pour montrer ses muscles. Le groupe annonce avoir vendu pas moins de 10 millions d'enceintes connectées Home. Son assistant vocal est déjà disponible sur 400 millions d'appareils connectés.

L’impact de Google ne saurait faiblir puisque d’autres marques comme Sony ou JBL ont d’ores et déjà annoncé que leurs produits intégreraient l’assistant vocal.

De son côté, LG a présenté en amont du salon ThinQ, sa plateforme d’intelligence artificielle maison. La particularité de ce service est d’être présente sur l’ensemble des futurs produits de la marque.

LG ThinQ : quand les machines papotent entre elles

Le réfrigérateur connecté LG peut donc être commandé par la voix. Il va également s’interconnecter au robot/enceinte connectée/bidule baptisé CLOi. Lequel va vous expliquer qu’il faudra y aller mollo sur la moussaka si vous ne voulez pas que la séance sportive hebdomadaire ne soit que souffrance et désespoir.

LG recoupe l’ensemble des services en ligne qu’utilise un internaute (calendrier, historique des courses, habitudes de consommation). ThinQ va ainsi puiser dans l’agenda pour rappeler qu’un événement doit avoir lieu. La plateforme programmera en conséquence le lave-linge en mode « vêtement délicat » pour les costumes ou robes de soirée.

 

La cuisine est également un terrain de choix pour machines interconnectées. Lorsqu’un utilisateur choisit un aliment dans son réfrigérateur, ce dernier va automatiquement identifier la nature de l’élément comestible pour programmer le four en conséquence. Le mode préchauffage s’enclenchera ainsi automatiquement.

L’ « assistance » quotidienne : c’est pour ton bien

La promesse est belle. Les constructeurs entendent faciliter la vie de l’utilisateur, l’aider -pardon- l’assister dans ses rébarbatives tâches quotidiennes en échange d’un tracking consenti certes, mais quasi permanent. Il doit donc céder la majorité de son quotidien (déplacements, localisation, habitudes de consommation) pour gagner un peu de sérénité et de temps libre.

Ce régime donnant-donnant n’est pas en soi une nouveauté. En janvier 2012, Google avait opéré une revue complète de ses services en ligne (calendrier, e-mail, historique de recherche, localisation des smartphones). En identifiant un internaute sous un seul et même compte, même s’il utilise plusieurs services (Gmail, Google Search, YouTube ou Google Agenda), l’objectif était clair : exploiter et recouper plus finement l’ensemble des informations publiées par les utilisateurs-trices.

 

Malgré des remarques émanant d’organismes de protection des données personnelles, la mesure avait été adoptée. Le géant américain avait en effet rétorqué que les internautes livraient bel et bien leur consentement mais qu’ils pouvaient à tout moment quitter ses services. A l’heure actuelle, cette politique de recueil des données personnelles est toujours en vigueur pour les utilisateurs des services de Google…

Cette tendance au recoupement d’informations, notamment par le biais d’assistants connectés, devrait se poursuivre. Les cabinets d’analyses et autres professionnels du secteur tels que la CTA portent aux nues ce type d’appareils. Dans leurs prévisions, ils tablent sur une croissance des ventes de ces produits de l’ordre de 60% par rapport à 2017, pour environ 43,6 millions d'appareils vendus. Au total, ces outils connectés nourris aux données personnelles pourraient rapporter jusqu’à 3,8 milliards de dollars. De quoi aiguiser la voracité de ces appareils… et de ceux qui les construisent.

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