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L’Art des médias sociaux

L’Art des médias sociaux
Introduction
Sur les medias sociaux, Guy Kawasaki se compare à Jack Bauer dans « 24 heures chrono » : aucun égard pour les règles, protocoles et procédures. Seul le résultat compte. Accompagné de Peg Fitzpatrick, il livre dans son dernier ouvrage les clés pour maîtriser parfaitement les médias sociaux. Interview.

Quelle est l’idée générale que vous défendez dans votre livre ?

Guy Kawasaki : Les médias sociaux ont souvent été utilisés comme un moyen additionnel de faire du marketing et d’impacter les résultats des entreprises. Or, aujourd’hui, il est tout simplement impossible de les dissocier de ces activités. Les marques se rendent compte que les médias sociaux permettent d’améliorer la performance : il faut simplement apprendre à les utiliser au mieux.

 

Vous l’avez donc écrit pour les marques ?

G. K. : J’ai écrit ce livre pour quiconque souhaite utiliser les médias sociaux comme une plateforme marketing. Il ne s’agit pas d’apprendre à les utiliser pour un usage social mais professionnel. C’est un ouvrage aussi bien à destination des gens que des organisations. Ce n’est pas un guide pour « devenir un influenceur », par exemple. C’est une idée que je déteste : cela revient à tromper les gens. Si vous voulez devenir un influenceur : faites du bon travail et les gens vous écouteront.

 

L’ouvrage est très pédagogique : avez-vous l’impression que les entreprises et les personnalités doivent apprendre, encore en 2015, à utiliser les médias sociaux ?

G. K. : Oui ! C’est pour cela que j’ai écrit le livre. Je ne voulais rien qui soit théorique. Il y a beaucoup de livres qui expliquent que vous avez besoin d’avoir un bon profil sur Facebook ou LinkedIn sans expliquer à quoi cela doit ressembler. Le piège, c’est que la plupart des gens utilisent les médias sociaux de façon personnelle et s’imaginent que l’utiliser de manière professionnelle revient au même, peut-être en plus sérieux. D’une façon générale, j’ai vraiment l’impression que le panorama n’est pas ce qu’il devrait être. Beaucoup de marques historiques ou traditionnelles ont peur de se lancer, ou de faire des faux pas qui pourraient les décrédibiliser. Elles préfèrent faire appel à des agences spécialisées… qui parfois ne s’y connaissent pas plus. Or, à moins d’être Apple, vous ne pouvez pas vous passer des médias sociaux. Une bonne solution peut être de faire appel à un Community Manager. Mais là encore : il ne faut pas l’isoler dans un coin. Il faut l’intégrer au sein de l’entreprise.

 

Vous insistez beaucoup sur la temporalité d’Internet : entre éphémérité et éternité. Comment se positionner sur les médias sociaux ?

G. K. : D’une manière générale, il faut bien avoir en tête que ce que l’on fait sur Internet y reste pour toujours. Chaque acte en lui-même est temporaire, mais a une incidence dans la durée, sur le long terme. Prenons l’exemple des pseudonymes : voilà quelque chose que l’on a tendance à choisir très rapidement, or il est très important d’y porter le plus grand soin. Il faut penser à quelque chose de simple, mémorisable, et vrai. Mon identité sur les médias sociaux est la même, ou diffère très peu : Je suis Guy sur Facebook, et Guy Kawasaki sur les autres. C’est utile pour les gens qui me connaissent ou cherchent à me connaître, et cela me permet de construire une identité forte. Nul n’est à l’abri de faire des erreurs. Si cela arrive, il ne faut pas essayer de les effacer : c’est trop tard, c’est sur Internet. Le mieux à faire est de présenter des excuses, de continuer à avancer, et de ne pas regarder en arrière. Vos fans et followers ne vous en tiendront pas rigueur. Si l’on prend l’exemple d’United Airlines, qui avait tweeté une image pornographique, on peut noter que beaucoup de gens se souviennent de l’affaire sans pour autant se rappeler quelle compagnie aérienne était en jeu. Et les voyageurs continuent de voler avec United Airlines…

 

L’Art des médias sociaux est disponible aux éditions Diateino, qui a par ailleurs publié L’Art de se lancer, du même auteur, en 2006.

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