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YouTube, média incontournable de la com’ politique

YouTube, média incontournable de la com’ politique
Introduction
Burson-Marsteller présente son étude sur l'usage des médias sociaux par les dirigeants. La vidéo et YouTube jouent un rôle essentiel dans la communication de proximité avec les citoyens.

Près de 77% des pays-membres de l’ONU sont présents officiellement sur YouTube. Cela représente 148 pays. Avec un total de 200 000 vidéos mises en ligne par les dirigeants, YouTube devient l’un des médias sociaux incontournables de la communication politique. 

 

Ces résultats constituent le troisième opus de l’étude annuelle Twiplomacy par Burson-Marsteller, qui analyse la façon dont les leaders et gouvernements internationaux utilise les médias sociaux pour mobiliser les citoyens. Après Facebook et Instagram, l’étude se penche sur la place de l’audiovisuel dans la communication politique. 

 

Si YouTube devient incontournable, certains dirigeants ne l’utilisent pas comme un réseau social mais plutôt comme un centre de ressources vidéos et un outil de recherche. Ils neutralisent aussi les commentaires et les fonctions like et dislike. 

 

D’autres y voient au contraire le moyen de mobiliser les communautés, de diffuser des discours en live, de répondre aux questions ou de publier les activités de la semaine. Le gouvernement allemand publie ainsi la semaine de la chancelière (Week of the Chancelor) résumant les activités d’Angela Merkel, tandis que Buckingham Palace publie le #TheRoyalWeek, diffusant des photos de la semaine passée. De façon similaire, le roi Abdullah II de Jordanie poste des vidéos dans le Weekly Wrap Up

Certains dirigeants osent l’humour en vidéo. Il y a 10 ans, Barack Obama, alors Sénateur, exploitait pleinement le potentiel du média. Sa danse en 2007 avec Ellen DeGeneres sur du Beyoncé reste un succès mémorable. Sa participation au Ice Bucket Challenge en 2014 a également été mise en ligne sur YouTube. 

 

Le succès populaire des réseaux de partage de vidéos comme levier de diplomatie digitale se révèle non seulement à travers le porucentage élevé de dirigeants internationaux qui y sont présents, mais également à travers le nombre de vues (1,2 milliard) qu’ils ont alimentées. 

 

En tête du classement : La Maison Blanche et Barack Obama. La Maison Blanche comptabilise le plus grand nombre d’inscrits et d’interactions ; la chaîne pour la campagne de Barack Obama recueille le plus de vues et le plus grand nombre moyen de vues, likes et interactions par vidéo. 

 

 

La Maison Blanche compte près de 700 000 abonnés, Barack Obama 530 000, et le Premier ministre indien Narenda Modi occupe la troisième place avec 300 000. La Royal Channel de la couronne d’Angleterre et le Vatican en comptent respectivement 150 000 et 140 000. La chaîne de la présidence de l’Argentine, celles de a présidence mexicaine, du président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, du bureau du premier ministre indien et de la reine Rania de Jordanie figurent parmi les 10 premiers avec plus de 40 000 abonnés chacun. Quant à la chaîne YouTube du Gouvernement français, elle ne compte que 700 abonnés… 

 

En termes d’interactivité, la Maison Blanche domine là encore le classement avec plus de 3,5 millions de commentaires, likes et dislikes sur ses vidéos, suivie par Barack Obama (2,2 millions) et Narenda Mobi (600 000). 

 

 

La Présidence de la Colombie, celle des Philippines, le Ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis, la Maison Blanche et la Présidence mexicaine sont les 5 leaders mondiaux les plus actifs sur YouTube, avec plus de 6 000 vidéos postées chacun. 

 

 

Le bouton « je n’aime pas » proposé par YouTube laisse la place aux critiques. Les vidéos des dirigeants ont récolté plus d’un million de pouces baissés. 

Les chaînes les plus populaires sont aussi les plus soumises aux désapprobations. La Maison Blanche et Barack Obama ont récolté le plus de mentions négatives (respectivement plus de 469 000 et 365 000), soit un taux moyen de désapprobation de 18% et 22%. 

10 chaînes affichent un taux moyen de désapprobation de plus de 60%. On y retrouve la Présidente du Chili Michelle Bachelet, le Premier Ministre grec, le Premier MInistre et le Président polonais ou le Président ukrainien. 

 

Sans surprise, de nombreux gouvernement ont décidé de désactiver les mentions « j’aime » et « je n’aime pas » sur leurs vidéos.