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Arnaque par e-mail : le chatbot contre-attaque

chatbot anti spam
Introduction
Pour combattre le flux constant de messages malintentionnés sur les boîtes e-mails, une ONG néo-zélandaise a créé un chatbot qui rend fous les arnaqueurs-euses.

Félicitations ! Vous êtes notre 35ème client ! Vous avez la gagné la coquette somme de mille millions d’euros ! Les arnaques sur Internet n’ont plus rien de nouveau. Et pourtant, elles restent toujours agaçantes (quand elles ne détruisent pas la vie des néophytes d’Internet). Ces e-mails destinés à vous soutirer des informations personnelles (numéro de carte bleue, adresse postale, identité…) ne sont pas toujours directement envoyés dans les spams et peuvent faire perdre du temps… et de l’argent.

Pour inverser la tendance et prendre les escrocs à leur propre jeu, l’ONG pour la sécurité sur Internet néo-zélandaise Netsafe a développé Re:scam. Ce doux nom est celui d’un chatbot qui a pour unique but de répondre aux arnaqueurs et de les rendre fous.

 

Re:scam

Aucune installation n’est nécessaire : si vous recevez un e-mail qui semble louche, il suffit de le faire suivre à me@rescam.org. Une adresse e-mail proxy sera ensuite créée et répondra à l’escroc jusqu’à ce qu’énervement total s’ensuive.

Le bot expliquera par exemple qu’il est très intéressé avant de changer subtilement de sujet, se trompera volontairement de numéro de carte et se répandra en excuses sur plusieurs e-mails… Bref, Re:scam est sans pitié. Voici un exemple de conversation :

Les chatbots sont actuellement en plein essor. Ils sont par contre beaucoup moins nombreux à discuter par e-mails. Habituellement, les chatbots sont utilisés pour des missions très simples : réservation de table, information quant à la disponibilité de places de parking, Service Après-Vente… Ils permettent de renforcer la fidélisation des marques et d’éviter que les plaintes ne soient visibles sur les feeds Facebook et Twitter (puisqu’ils fonctionnent sur des messageries privées). Il y a également l’exemple de Siri pour lequel on parle même de dumbot « bot idiot » alors qu’il est tout de même capable de comprendre une dictée et de retranscrire ce qu’il « entend ».

Re:scam se démarque surtout par son côté non-mercantile – logique, dans la mesure où il a été développé par une ONG. Il n’empêche que l’initiative est louable et originale.

Malgré tout, si les chatbots se répandent comme une trainée de poudre, ils peinent a se développer en termes d’usages et restent (pour l’instant) cantonnés à un rôle proche de celui d’un répondeur téléphonique.

christian le 10 novembre 2017 / Répondre

tres bien

damien le 13 novembre 2017 / Répondre

Merci pour cet article.
Plusieurs choses me viennent à l’esprit:
1. Répondre à des mails par d’autres mails de façon répétée et par dizaines, centaines ? Tout cela pour 1 adresse spammée ! Est ce utile, raisonnable, environnement friendly (bande passante, stockage, électricité pour les programmes IA,etc)
2. Décourager celui qui l’envoie ? la meilleure façon est de ne PAS répondre, non ?
3. Non mercantile peut être. Mais je serais curieux de savoir qui est derrière le programme et si son but n’est pas plutôt de faire progresser son programme d’apprentissage d’intelligence artificielle.

Donc, à mon avis, non pas bien du tout
Restons intelligents et non artificiels

Machin le 14 novembre 2017 / Répondre

damien vous êtes “à côté de la plaque” sur tous les points que vous évoquez. C’est tellement évident que j’avais vraiment envie de le dire.

Jerome le 14 novembre 2017 / Répondre

Damien, pour répondre à la fois au pont 1 et 2 : visiblement le bot n’envoie de réponse que sur mail reçu. Donc tant que l’arnaqueur répond, il reçoit un mail en réponse. Ce qui fait que
1) ce n’est pas disproportionné
2) ce n’est pas inutile. Parce que si on devient nombreux à faire ce genre de chose, les arnaqueurs ne seront plus en mesure de savoir s’ils répondent à un robot ou à une personne qui s’est vraiment faite avoir. Donc soit ils abandonneront soit ils dépenseront leur énergie à répondre à plein de mail dont une bonne partie ne les mènera jamais à rien.
Bien plus efficace que de ne pas répondre parce que dans ce cas, ils ont juste à trouver une autre victime
et pour le dernier point… en quoi ce serait une mauvaise chose que la personne ayant développer ce programme puisse faire évoluer son algo d’intelligence artificielle ? Vous dites ça comme si c’était évident qu’il s’agit d’une mauvaise chose mais je vois au moins autant de positif que de négatif dans l’IA

Luft le 15 novembre 2017 / Répondre

Pour répondre à Damien :
Je souscrit à plusieurs de vos arguments,(notamment concernant le trafic internet inutile que cela génère, même si la quantité de téléchargements de films HD par des gens qui les stockent plus vite qu’ils ne les regardent semble plus prompt à charger le net que quelques milliers de courriels, ce me semble…)
Le problème, c’est que…
Non, hélas, le(s) spammeur(s) ne s’arrête(nt) pas !
Cela fait plusieurs années que l’une de mes boites mails est régulièrement spammée de même manière. Dès lors qu’une adresse tombe dans leur mail-liste, la seule option sûre est de supprimer cette adresse. (Là, j’en ai besoin…)
Je reçois des centaines de pourriels par année, sans jamais avoir répondu à un seul d’entre-eux. Donc, cela me semble valoir le coup d’être essayé.
Par ailleurs, il est vrai que des centaines de personnes tombent chaque année dans les arnaques (sinon, ça ferait longtemps qu’ils auraient arrêté). Ce sont des victimes, qui subissent parfois de lourds préjudices. Si quelque chose pouvait être tenté pour combattre les malveillants, ça me semblerait plutôt une bonne chose.

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