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Entrepreneuriat féminin : où sont les Françaises ?

Le 20 mars 2018

Malgré les initiatives en faveur de la parité hommes-femmes, la France ne fait pas bonne figure au classement de l’Indice Mastercard des femmes entrepreneures.

Globalement, l’entrepreneuriat reste l’apanage des hommes. Parmi les 57 pays répartis sur cinq aires géographiques (Asie-Pacifique, Europe, Amérique latine, Moyen-Orient, Afrique et Amérique du Nord), la France ne se hisse qu’à la 28e place du classement concernant la parité dans la création d'entreprise. Pire encore, l’entrepreneuriat français n’enregistre aucune évolution par rapport à 2017. Au premier rang, on retrouve le Ghana qui, avec 46% de femmes entrepreneures, atteint presque l'équilibre homme-femme. L'Ouganda, troisième au classement, enregistre la plus forte progression de femmes cheffes d’entreprise avec une augmentation de 8% par rapport à 2017.

La France absente du classement des marchés les plus favorables aux femmes

L’Indice Mastercard, élaboré à partir de trois indicateurs, révèle le top 10 des marchés aux conditions les plus favorables et offrant aux femmes le plus d’opportunités de prospérer en tant qu’entrepreneures. La France n’y figure pas.

  1. Nouvelle-Zélande - 74.2
  2. Suède - 71,3
  3. Canada - 70,9
  4. États-Unis - 70,8
  5. Singapour - 69.2
  6. Portugal - 69,1
  7. Australie - 68,9
  8. Belgique - 68,7
  9. Philippines - 68,0
  10. Royaume-Uni - 67,9

Savoir financer son entreprise, la clé du succès

Puisque qu’il n’y a pas d’égalité sans éducation, l’étude Mastercard s’intéresse au degré de connaissance et d’accès des femmes au services financiers de base. Les françaises n’arrivent qu’à la 35e place, comme en 2017. Dans l'Hexagone, les préjugés sexistes ont la vie dure et les femmes sont encore nombreuses à considérer que certaines carrières ne sont pas pour elles. Une étude menée par le site de recherche d’emploi Indeed montrait que 65% des femmes en France considèrent que certains métiers appartiennent plus à un genre qu’à l’autre. Une façon peut-être d’expliquer leur manque d’intérêt pour les sujets financiers, indispensables aux professions entrepreneuriales.

Les meilleurs soutiens ne font pas les meilleures entrepreneures

Et pourtant, la France ne manque pas d’initiatives de soutien à l’entrepreneuriat féminin et atteint même la 15e place de ce classement juste devant les Emirats Arabes Unis. Sans grande surprise, les premiers rangs, toujours dominés par la Nouvelle-Zélande, n’accueillent que des pays aux niveaux de développement élevés. Outre le premier du classement, les pays offrant le plus de soutien aux femmes cheffes d’entreprises ne sont pas ceux dans lesquels on retrouve le plus de femmes au pouvoir. L’Indice Mastercard démontre bien que l’avancement des femmes dans l’entrepreneuriat n’est pas nécessairement lié à la richesse et au niveau de développement de l’économie du pays.

 


Méthodologie

L'Indice Mastercard des femmes entrepreneures est la somme pondérée de trois composantes: les résultats de l'avancement des femmes (degré de partialité contre les femmes, les actifs du savoir et actifs financiers (degré d'accès des femmes aux services financiers de base, connaissances avancées et soutien aux petites et moyennes entreprises), et le soutien aux conditions entrepreneuriales (perceptions générales de la facilité de mener des affaires localement, de la qualité de la gouvernance locale, de la perception des femmes des niveaux de sécurité et de la perception culturelle de l'influence financière des femmes sur les ménages).

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