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Pour les jeunes, l’I.A. n’est pas une menace

Pour les jeunes, l’I.A. n’est pas une menace
Introduction
C’est la conclusion de la 6ème édition de l’étude Deloitte. La dystopie imaginée par Black Mirror serait-elle encore loin ?
60%

Sur 8 000 millennials interrogés à travers le monde, ils sont 60% à ne pas considérer les nouvelles technologies comme une menace.

Il semble au contraire que ce qui les inquiète ne vient pas du futur mais bien des aléas politiques et économiques actuels.  « Cette année, la criminalité, la corruption, la guerre et les tensions politiques pèsent plus lourds dans l’esprit des jeunes professionnels, ce qui impacte leur regard. » nous explique l’étude.

Questionnés sur l’émergence de nouvelles technologies (le fameux trio automatisation – robotique – intelligence artificielle), la majorité des millennials (62%) considèrent que ces dernières peuvent avoir des retombées positives et qu’elles vont permettre d’accélérer la productivité. De même, 53% pensent qu’elles encourageront même la croissance économique. En outre, 50% d’entre eux les voient aussi comme une chance de consacrer plus de temps à des activités de création. Cela dénote d’une volonté d’échapper à la morosité du leitmotiv « métro, boulot, dodo » et de l’envie de faire quelque chose qui ait du sens.

Stabilité, flexibilité, engagement : triptyque sacré des millennials

Face aux incertitudes économiques et politiques, la Generation Y recherche la stabilité au quotidien et se montre moins encline que par le passé à changer d’emploi : 38% déclarent vouloir quitter leur entreprise dans les 2 ans (vs 44% en 2016) et 31% au-delà de 5 ans (VS 27% en 2016). De même, les jeunes plébiscitent un cadre stable avec un emploi à temps plein mais véritablement flexible (67%). Cette souplesse dans l’organisation du travail est considérée comme source de bien-être (66%), d’équilibre vie professionnelle-vie personnelle (65%) mais se révèle aussi être source d’engagement (65%) et permet l’atteinte des objectifs (62%).

Dans les pays développés, seuls 36% des jeunes de la Génération Y prédisent qu’ils auront une situation financièrement meilleure que celle de leurs aînés et 31% d’entre eux déclarent qu’ils seront plus heureux. Dans ce contexte, ils sont 76% à considérer l’entreprise comme un moyen d’engendrer des transformations sociales durables.

Les jeunes Français plus optimistes que les autres

Des Français tournés vers demain

Les jeunes Français considèrent que la robotique, l’intelligence artificielle et l’automatisation favoriseront la productivité globale (50%), la croissance économique (39%) et le temps accordé aux activités de création et à plus forte valeur ajoutée (38%). Moins pessimistes que les jeunes à travers le monde, les Français sont cependant une majorité (34%) à penser que ces technologies auront un impact négatif sur le nombre d’emplois disponibles.
Enfin, quand on la questionne sur le futur, la Génération Y française démontre d’une certaine bienveillance vis à vis de la génération suivante : pour 53% d’entre eux, les jeunes âgés de 18 ans et moins auront un impact positif sur les entreprises.

Des inquiétudes ciblées

La confiance en l’avenir est plus faible parmi les Français de la Génération Y que chez leurs pairs à travers le monde entier. Seuls 25% d’entre eux s’attendent à une amélioration économique dans l’année à venir alors qu’ils sont 45% dans le monde. Et le constat est identique d’un point de vue social et politique : ils ne sont que 21% à être positifs pour l’année à venir (36% dans le monde). Parmi leurs préoccupations majeures, on note la place accordée au terrorisme (44%) et aux problématiques d’immigration (21%) en sus de l’importance donnée à des sujets au long cours comme le chômage (29%), la criminalité (23%) et les inégalités de richesse (18%).

Certaines exigences

C’est une tendance mondiale. Les jeunes attendent toujours plus de la part des organisations : 66% d’entre eux considèrent que les entreprises ont un rôle actif au sein de la société (+10% comparé à 2016). Les gouvernements ne sont pas en reste, 66% de la Génération Y considère que ces derniers ont le potentiel pour relever des challenges de plus grande envergure.

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